La Gazette de la grande ile

Prix de la viande de zébu : Vers une hausse définitive !

Publié le 02 décembre 2021

Le prix du kilo de la viande de zébu qui a connu une hausse considérable sur les étals le mois dernier allant jusqu’à 20 000 ariary, a déjà baissé à 14 000 ariary. Seulement, cette baisse ne va pas durer longtemps si l’on en croit les dires du général Serge Gellé, secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie (SEG) qui a prévenu les consommateurs à propos d’une intensification de la lutte contre le blanchiment de zébus, lequel va générer une hausse du prix de la viande de zébu dans les prochaines semaines. Cela signifie qu’on doit s’attendre à une hausse définitive d’ici peu. En effet, si l’on en croit les dires du SEG, la hausse qui va survenir ne va plus être passagère, mais définitive. Selon lui, l’augmentation du prix du produit en question ne peut qu’aller dans l’intérêt des éleveurs, mais certainement pas des consommateurs. Seulement, l’éventualité que les clients se détournent dudit produit en raison du prix élevé n’est pas à écarter. Par ailleurs, les marchands se sont plaints du fait qu’ils n’arrivaient plus à liquider les viandes de zébus sur leurs étals avec la hausse survenue le mois dernier.

Le blanchiment de zébu est très répandu à Madagascar avec les vols perpétrés par les dahalo dans les communes éloignées qu’il faut penser à voir de près la lutte. L’intensification de la lutte n’est pourtant pas sans conséquence car cela va engendrer une hausse du prix de la viande de zébu. Le général Serge Gellé stipule que derrière le prix bon marché se cachent des blanchiments qui font jaser bon nombre d’éleveurs, lesquels se font dépouiller de leurs biens avec les attaques des dahalo. La hausse semble inévitable d’autant plus que ce sont les autorités elles-mêmes qui la préviennent à l’avance. Question consommation, peu de Malgaches peuvent se permettre de mettre de la viande au menu à l’heure actuelle. Avec la hausse qui va survenir prochainement, le rang des végétariens va certainement se renforcer. D’autant plus que le pouvoir d’achat de la population qui s’avère minime ne leur permet pas de gâter leur papille avec des mets coûteux.

Jean Riana

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