La Gazette de la grande ile

Interruption thérapeutique de la grossesse : la proposition de loi s’est volatilisée

Publié le 03 décembre 2021

Intimidation, abus de pouvoir et manœuvres anti-démocratiques. C’est ce que dénonce actuellement le comité de suivi de la proposition de loi sur l’interruption thérapeutique de la grossesse (ITG). Dans un communiqué publié dans la nuit du mercredi 1er décembre, le comité explique : «Conformément au processus, la proposition de loi devait revenir à l’Assemblée nationale le 20 novembre dernier après avis du gouvernement. Ce qui n’est pas le cas. En effet, une lettre de demande de référence de réception par le gouvernement a été envoyée au secrétaire général du gouvernement (SGG) Miadantsata Indriamanga le vendredi 26 novembre 2021 par le collectif de suivi de la proposition de loi sur l’ITG. Sans suite. Une demande d’audience a été également déposée auprès du SGG et du Premier Ministre le 26 novembre 2021. Sans suite… Or, il y a urgence, car la session parlementaire est en cours ». Tout porte à croire que ladite proposition de loi s’est volatilisée. Certains députés, notamment Anyah, élue dans le troisième arrondissement d’Antananarivo, aurait les bras longs pour faire en sorte à ce que le débat sur le sujet ne voit pas le jour. Un comportement qui manifeste clairement la peur que la proposition soit adoptée par la majorité, quoique le débat ne devrait même pas avoir lieu. Les femmes devraient avoir le libre choix sur leur corps. Ceux qui sont contre l’ITG évoquent à chaque fois la question de la religion, mais il convient de souligner que Madagascar est un Etat laïc. Si les femmes veulent risquer leur vie pour une grossesse dangereuse qui n’aboutira guère, libres à elles de le faire. Idem si elles préfèrent préserver leur vie, donnons-leur ce choix. Leur corps, leur choix.

Annie N.

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