La Gazette de la grande ile

Guadeloupe et Martinique : Répression colonialiste (1ère partie)

Publié le 03 décembre 2021

Des émeutes ont récemment éclaté en Guadeloupe. Les manifestations se sont étendues en Martinique. Dans les deux cas, elles ont donné lieu à une répression féroce. Le point de départ de ces troubles a été l’obligation faite au personnel soignant local de se faire vacciner contre la Covid-19 sous peine de sanctions. Toutefois, les Guadeloupéens et Martiniquais conviennent, dans leur grande majorité, que les racines du mal sont bien plus profondes que cette contestation conjoncturelle. Certains sont fatigués de la cherté du coût de la vie. D’autres sont lassés par les difficultés d’accès à l’eau potable. D’autres sont excédés par le chômage.

Les forces de l’ordre françaises sont coutumières de ce type d’actions punitives aux Antilles. En 1923 et 1948, des ouvriers agricoles en grève sont abattus en Martinique. Toujours en Martinique, des émeutes sont réprimées dans le sang en 1959. En 1952, des grévistes sont victimes d’une répression meurtrière. Toujours en Guadeloupe, en1967, près de cent manifestants font l’objet d’exécutions sommaires.

En 2021, pour éviter une contagion des émeutes aux autres départements et territoires d’Outre-Mer, la France cogne d’abord sans se pencher sur le bien-fondé des revendications des manifestants. Elle discute après, en imposant ses conditions. La France casse de l’antillais, exactement comme elle cassait du nègre jadis en Afrique. La situation actuelle n’a rien de surprenant car la France, pays des Droits de l’Homme Blanc, n’a aucun scrupule à faire un usage disproportionné de la force armée pour défendre ses intérêts.

Il est grand temps que les populations des départements et territoires d’Outre-Mer (La Réunion, Guyane, Guadeloupe, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre et Miquelon, Martinique, etc…) relèvent la tête, brisent leurs chaînes et se révoltent pour prendre en main leur destin.

Folojaona

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