La Gazette de la grande ile

Cris de détresse des sans voix : La parole aux députés

Publié le 03 décembre 2021

A l’intention de ceux qui font semblant d’ignorer qui iIs sont ? Composés   par cette masse de nos compatriotes mobilisables lors des voyages officiels, ils sont appelés pour seulement applaudir et brandir des banderoles en l’honneur des visiteurs de marque… Il est rare qu’on laisse s’exprimer l’un d’eux uniquement pour chanter des louanges à la gloire de la classe politique pour ou contre les dirigeants. Lors de ces rencontres, le public n’a que le droit d’écouter et d’avaler les séduisantes promesses pour endormir l’attente populaire légitime. Une fois c’est l’appel à l’obligation de croire aux langages toujours prometteurs sans suite logique. Des fois, c’est tout un récital de dénigrements d’un soliste ou d’un duo de frustrés d’une opposition sans chef charismatique, c’est rare qu’au niveau de cette couche défavorisée, on n’ose pas se plaindre par crainte d’irriter et de déplaire à tel ou tel responsable qui n’arrive pas à saisir les réalités quotidiennes et les vrais problèmes des localités oubliées et des villages perdus dans l’arrière-pays.

Grâce à la magie des retransmissions radio-télévisées, pour la journée d’hier, rappeler la rencontre des membres du gouvernement « nommés  occuper des chaises éjectables » avec ces élus au suffrage universel à un tour pour un mandat de cinq ans, c’est plutôt évoquer un  récital d’un procédé littéraire qui se joue de la logique en sautant d’un  sujet à l’autre connu sous l’appellation de «coq à l’âne»… Chaque  député y va de son couplet personnel pour bien montrer, et ce en  direct qu’au  cours  de  cette séance mémorable sans oublier «le parler menteur » de  circonstance, il a la parole pour être le messager du patelin d’où les électeurs ont  sorti sa petite personne des urnes, pour  devenir par la  suite, l’invité de tous les RA… des villes qui ne  jurent  que par l’obtention et l’octroi manigancé du  Crédit Local  pour le  Développement (C.L.D). La prestation des locataires de  Tsimbazaza  n’est pas  sans rappeler l’ «invitation du  Rat  de ville au Rat  des champs». Selon la   fable de Jean   de La Fontaine : « Rien ne manquait au festin ; mais quelqu’un troubla la fête. Pendant qu’ils étaient en train…» de faire ripaille. «À la porte de la salle ils entendirent du bruit : Le Rat de ville détale ; son camarade le suit…» Porteurs de doléances et marques de gratitude de leurs électeurs, occupés à  festoyer et à s’enrichir, ils semblent pourtant  avoir oublié leurs  rôles assignés par la Constitution en matière de répression des  grands  voleurs  de la République qui  restent  et  demeurent impunis jusqu’à  ce jour.

Noël Razafilahy

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