La Gazette de la grande ile

Patrick Rajoelina : Une honte pour le gouvernement et la nation

Publié le 04 décembre 2021

Après de vives interpellations via les médias concernant son absence, le ministre étrange aux Affaires, Patrick Rajoelina s’est enfin rendu hier au centre de conférence internationale (CCI) à Ivato pour le face-à-face du gouvernement avec les députés. Comme on l’a déjà rapporté dans nos colonnes, cet ex-brigadier de la police française ne sait ni parler, ni écrire en malgache, sa supposée langue maternelle, ce qui est maintenant prouvé. C’est la raison pour laquelle il a cherché à éviter cette rencontre avec les députés. Malheureusement, sa stratégie n’a pas fonctionné. Préférant rester à Dakar (Sénégal) après avoir assisté à la 8ème conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), il a été contraint de prendre en catimini son vol de retour à cause de ce rendez-vous avec le Parlement.

Son tour de parole a eu lieu vers la fin de l’après-midi d’hier.  Une toute première dans l’histoire de cette institution depuis des décennies, Patrick Rajoelina s’est exprimé en français pour répondre aux questions des députés en évoquant l’article 4 de la Constitution. L’Assemblée Nationale étant le représentant du peuple, la communication avec les députés, surtout pendant les réunions parlementaires, devrait s’effectuer en malgache. Ce qui n’a pas été respecté par ce ministre étrange, une honte pour le gouvernement et la nation. La rencontre a été diffusée en direct sur les chaînes nationales (TVM, RNM) pour que le peuple malgache soit au courant des débats autour de la conduite des affaires étatiques. Patrick Rajoelina sait-il au moins que tous les Malgaches à qui il s’adresse ne comprennent pas son discours en français ?

C’est ainsi qu’il mérite le « Lala sy Noro », un livre d’apprentissage de la langue malgache pour les classes de primaire, comme cadeau de Noël que notre journal espère lui offrir à l’occasion de la fête de la nativité. Quoi qu’il en soit, les Malgaches devraient être fiers d’avoir comme dirigeant et membre du gouvernement, un étranger. Ce qui est vraiment apprécié par les métis Français résidant à Madagascar.

Mampionona

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