La Gazette de la grande ile

Fonds routier- petites entreprises : Ignorées par l’Etat !

Publié le 06 décembre 2021

Depuis environ trois mois, les 300 entreprises opérant dans l’entretien et la réhabilitation des infrastructures routières réclament le paiement de leurs factures par l’Etatdont le coût s’élève à près de 50 milliards d’ariary. Jusqu’ici, cette revendication semble être ignorée par l’Etat vu qu’elles n’ont toujours reçu aucun paiement. On peut dire que l’agissement des autorités étatiques tend à les mettre implicitement dans la faillite totale, car selon les informations reçues, ces entreprises ont réalisé les travaux avec leurs propres fonds.

Malgré les « sit-in » effectués au siège du ministère des Travaux Publics (MTP) à Anosy, cette autorité avec qui elles ont contracté, n’a pas réussi à résoudre le problème. La commission d’évaluation annoncée par le ministre Jerry Hatrefindrazana n’est qu’une stratégie pour refuser le paiement de tous ces opérateurs. Après validation, seule une dizaine sur ces 300 entreprises, soit 3%, ont été payées. L’évaluation et la vérification des travaux effectués sont de plus en plus critiquées en ce sens que les routes faisant l’objet de réhabilitation, ont déjà été utilisées depuis bien longtemps. Avec leur situation qui empire, les représentants de ces entreprises n’ont cessé ces derniers temps d’interpeller le Chef de l’Etat pour que ce dernier réagisse. Il est probable que le président Andry Rajoelina n’est pas au courant de cette situation mettant en cause l’existence même de ces entreprises. Il se rapproche plûtot des grandes sociétés étrangères à l’instar de la Star dont il a inauguré vendredi dernier à Ambatolampy, les nouveaux matériels et engins.

Les effets de cette situation sont fortement à craindre en ce qui concerne l’entretien des infrastructures, car ces opérateurs ignorés par l’Etat, ne vont sûrement plus continuer à travailler dans de telles conditions. Quoi qu’il en soit, le MTP devrait imposer de la rigueur dans le respect du cahier des charges. Souvent, la qualité des travaux effectués n’est pas conforme aux normes, faisant ainsi état d’un non-respect du cahier de charges par la plupart des entreprises concernées.

Mampionona

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