La Gazette de la grande ile

Circulation des charrettes : Place à la répression

Publié le 07 décembre 2021

Les charrettes sont l’une des causes à l’origine des embouteillages à Antananarivo. C’est la raison pour laquelle la préfecture de police a interdit leur circulation dans de nombreuses localités d’Antananarivo à travers l’arrêté n°1913-MD/PREF.POL du 13 mai 2019. C’est le cas par exemple à Ambohitsorohitra, Antaninarenina, Isoraka, Antsahavola, Analakely (rue de l’Indépendance), Faravohitra, Antanimena, Ankadifotsy et Ambohijatovo. Dans d’autres localités de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA), leur circulation doit respecter des horaires précis : de 10h à midi et de 14 à 16h, afin d’éviter ou du moins, d’atténuer les embouteillages. Toutefois, les charretiers ne respectent pas les règlements en vigueur et circulent à n’importe quelle heure de la journée, surtout là où on le leur a interdit. En outre, la police municipale ne fait qu’empirer la situation en leur laissant le passage libre après leur avoir soutiré de l’argent pour ne pas avoir à les sanctionner. C’est ce qu’on peut observer régulièrement à Antanimena au niveau de la Villa Pradon. La mairie d’Antananarivo, ignorant les faits, a annoncé hier une énième sensibilisation et un avertissement à l’endroit des charretiers qui feront fi de ne pas respecter ce règlement. « Dans un premier temps, les responsables au niveau de la CUA vont effectuer une descente sur le terrain dans le but de sensibiliser les charretiers. Après s’ensuivra la répression », affirme le commissaire Albert Estel Ainanirina, directeur des transports et de la mobilité urbaine (DTMU) à la CUA. D’après ses explications, en cette période de fêtes de fin d’année où les visiteurs et vacanciers vont se précipiter à Antananarivo, il est plus que jamais temps de sensibiliser les gens au respect de la loi. Une loi que la CUA n’a pas réussi à faire respecter jusqu’ici.

A.N.

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