La Gazette de la grande ile

Edito : Si les  donnes changent

Publié le 07 décembre 2021

Tous les prévisionnistes atteints de pessimisme chronique vous diront leur certitude idiote sur la portée douteuse du mot «si». Ils s’imaginent avoir raison de citer toute une série de déceptions, l’air narquois, avec le ton moqueur de ceux qui n’ont jamais tort. Pour ce qui concerne l’actuel locataire officiel du Palais d’Iavoloha, cet écrin constitutionnel du Pouvoir avec un  grand «P», en tenant compte du contexte politicien actuel, des réalités et paramètres ambiants, logiquement, sa prochaine victoire à la prochaine course à la présidence ne dépend que de lui. Les spécialistes de la contestation systématique et bien  sûr aussi les détracteurs professionnels au service de la cause perdue d’avance des éternels perdants, sont pratiquement obsédés par le retour à la conduite des affaires de l’Etat. Pour de nouveau jouer aux fossoyeurs de l’émergence réelle de la République, ils font une fixation sur une illusoire réalisation de leur vœu le plus cher : voir le tombeur en 2009 de Marc Ravalomanana fondateur du parti TIM, subir le sort déshonorant de Hery, le fameux Rajao du parti Hery Voahangy Mivady (H.V.M.).

Si le candidat n°13 avait remporté la victoire au second de l’élection en 2019, c’est grâce à de laborieux travaux de communication au niveau des électeurs, préalable et passage obligés du succès électoral incontestable que l’on sait. Christian Ntsay, un Premier ministre nommé par un président Hery Rajaonarimampianina en fin de règne, n’était que «l’hirondelle qui ne fait pas le printemps.» Pour décrocher un autre mandat, cette fois-ci encore, Andry Rajoelina ne peut compter que sur lui-même et sur l’efficacité de travaux de coulisses.

Il lui faut surtout les approches activistes et agissantes de ses fidèles mousquetaires de confiance pour ranimer la flamme de la foi au fondateur de l’esprit T.G.V. (Tanora Gasy Vonona) dans les rangs de militants de base sérieusement ébranlés et aux abois, à cause du nombrilisme affairiste du nord au sud du pays par les Jocelyne, Tinoka Roberto, le couple pervers Lalatiana et autres traîtres infiltrés dans la bergerie de la République. Ils sont à l’affût de l’occasion favorable pour une alternance extraconstitutionnelle de préférence. En tant qu’actuel homme fort du pays, le futur candidat de la couleur Orange dispose des moyens nécessaires pour une campagne électorale de charme, pas seulement séduisante, mais surtout capable de convaincre l’électorat. Indéniable ! Mais si réellement il veut gagner cette élection présidentielle de 2023, il doit d’abord absolument une fois de plus, se débarrasser des chiens galeux. Les AUVNI (Autorités Voleurs Non Inquiétés) tels que ces gouverneurs pourris des régions de Betsiboka et ses bandes de milices, de l’Androy, de la Région d’Amoron’i Mania, trafiquants notoires de produits miniers et souteneurs de la Mafia d’Imady par leurs abus avérés prouvables, causent des torts aux habitants.

Noël Razafilahy

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