La Gazette de la grande ile

Economie : Le pire n’est jamais certain !

Publié le 13 janvier 2022

L’économie mondiale a été fortement touchée par la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19. Par rapport à cela, le pire n’est jamais certain, surtout pour le cas des pays pauvres comme Madagascar qui, au lieu de jouer la prudence,  fonce tête baissée dans la gestion de la lutte contre le coronavirus. Après un fort rebond en 2021, l’économie mondiale entre dans une phase de ralentissement prononcé dans un contexte marqué par la menace de nouveaux variants de la Covid-19, selon les dernières Perspectives économiques mondiales publiées par la Banque mondiale. « L’économie mondiale est confrontée aux effets conjugués de la Covid-19, de l’inflation et d’un environnement incertain, dans un contexte où les dépenses publiques et les politiques monétaires entrent en territoire inconnu. La hausse des inégalités et les problèmes de sécurité sont particulièrement préjudiciables aux pays en développement, souligne le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass. Pour permettre à un plus grand nombre de pays de se placer sur une trajectoire de croissance favorable, il est indispensable de mener une action concertée au niveau international et de se doter d’un arsenal complet de mesures au niveau national. »

On a beau ne pas encore détecter de variant Delta, ni d’Omicron à Madagascar, en tout cas, c’est ce qu’affirment les autorités, mais cela ne saurait tarder avec les frontières malgaches qui restent ouvertes à l’international. L’avenir du pays demeure sombre, surtout qu’on ne peut pas se permettre de dire que le pire est derrière nous. On peut même dire qu’il est devant nous, à attendre. Ce que vient de communiquer la Banque mondiale ne fait que le confirmer en spécifiant que la croissance mondiale ralentira jusqu’en 2023, amplifiant le risque d’un atterrissage brutal dans les économies en développement. Surtout que la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19 n’est pas prête d’être réglée de sitôt. À l’échelle mondiale et dans les économies avancées, l’inflation est à son plus haut niveau depuis 2008. Dans les économies émergentes et en développement, elle a atteint un niveau record depuis 2011. Pour le cas de Madagascar, le glissement annuel en octobre 2021 est de 6,2% et les dirigeants essaient tant que possible d’atténuer la tendance inflationniste en se mettant à importer encore et encore. Le ralentissement de l’économie mondiale s’accompagnera d’une divergence progressive des taux de croissance entre économies avancées et économies émergentes et en développement. Les économies avancées devraient voir leur taux de croissance fléchir de 5 % en 2021 à 3,8 % en 2022 et 2,3 % en 2023. Dans les économies émergentes et en développement, en revanche, la croissance devrait reculer de 6,3 % en 2021 à 4,6 % en 2022 et 4,4 % en 2023.

Jean Riana

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