La Gazette de la grande ile

Les images dans les mots : Démolition après construction.

Publié le 19 janvier 2022

Le bien et le beau sont deux ailes qui font monter la société à un certain niveau. De beaux jardins avec des verdures et des plantes, des bacs à ordures propres, avec les lumières des réverbères éclairant les rues et les ruelles la nuit. Tout ceci est d’une beauté éclatante et fait du bien. L’embellissement de la capitale est une priorité absolue dans les projets du Président, dans le but d’apporter du bien à la population. Il veut offrir des infrastructures innovantes à la ville d’Antananarivo. Malheureusement pour nous, les belles choses ne demeurent pas longtemps chez nous, car nous ne savons point en prendre soin. La route digue de Fenoarivo et la route d’Anosizato vers Ampasika étaient auparavant décorées de poteaux solaires. C’était très beau à voir et cela a beaucoup aidé les usagers. Mais ces poteaux ne sont pas restés bien longtemps, car presque tous ont été volés. Ces malfrats en arrivent même à dérober la batterie en dessous. Ces poteaux donnaient à la fois une beauté et de la sécurité aux riverains, mais aujourd’hui, ce n’est qu’un rêve, et personne n’a su protéger ces biens publics.

Logiquement, une chose qui fait du bien devrait apporter une amélioration dans la vie. Ce qui n’est pas le cas pour nous, car les démolitions des biens publics sont répétitives, et les dons aussi deviennent répétitifs. Et cela reste juste des aides d’urgence. Alors, la vie des Malgaches revient toujours à zéro. On se lève et on tombe tout de suite après. Il faudra penser à des solutions pérennes et que  chacun en prenne soin. De même, il faut punir ceux qui détruisent les infrastructures. Avoir un emploi pour les jeunes, c’est bien, mais c’est aussi  beau à voir, car cela les occupe. Le problème est que ce sont les étrangers qui font des affaires chez nous qui gagnent plus, mettant ainsi à bas le moral des Malgaches. Le Smig chez nous est fixé à 200 000 ariary, une belle somme pour les petits Malgaches qui ont l’habitude de gagner moins. Mais par rapport aux prix sur le marché, ce n’est rien. Bref, il est nécessaire de penser à construire pour le bien de la société et la beauté qui fait plaisir et que chacun en prenne soin.

Riri

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