La Gazette de la grande ile

Sites d’hébergement à Mahamasina : Un nourrisson décède à cause du manque d’air

Publié le 21 janvier 2022

Un drame s’est produit hier au gymnase couvert de Mahamasina, site d’hébergement dans le 4ème arrondissement. Un nourrisson est décédé hier à cause de la mauvaise aération du site. En effet, on y constate une surpopulation. La capacité d’accueil du site ne devrait pas dépasser les 2 000 personnes. Or, plus de 3 000 sinistrés y sont hébergés. D’après les informations recueillies sur place, le nouveau-né n’a pas supporté le manque d’air. Cette surpopulation dans les sites hébergement est constatée un peu partout. En outre, les sinistrés hébergés par le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) s’exposent à un important risque de contamination à la Covid-19. Dans l’émission spéciale diffusée le mercredi 19 janvier sur la Télévision Malagasy (TVM), le général de division Elack Andriankaja, DG du BNGRC, avoue que la capacité d’accueil des sites d’hébergement est insuffisante.

« La capacité d’accueil du site à Ankorondrano par exemple, ne devrait pas dépasser les 1 000 personnes. Or, le site abrite actuellement environ 4 000 personnes. C’est un vrai problème et il faut à tout point déplacer la grande partie des sinistrés qui y sont hébergés », affirme-t-il. C’est inconcevable, surtout en cette période de propagation du coronavirus. Rappelons-le, la distanciation d’au moins un mètre d’un patient contaminé est indispensable pour éviter toute contamination. Pourtant, les sinistrés au gymnase couvert d’Ankorondrano sont serrés avec une densité moyenne de cinq personnes par mètre carré. « Les responsables cherchent activement des solutions à cette saturation des sites d’hébergement. On pourrait  envisager d’ouvrir des sites supplémentaires dans les écoles. On ne peut pas parler de vraie solution et cela ne devrait pas se faire, mais on ne peut écarter aucune option au stade où on est », déclare le général de division Elack Andriankaja. Avant de poursuivre que « L’Etat manque de moyens. Dans les sites d’hébergement non couverts, il ne suffit pas de planter une tente. Il est inconcevable que les gens dorment à même le sol. Sous la tente, il devrait par exemple y avoir des palettes pour que l’eau de pluie puisse couler. Et là encore, il est difficile, voire impossible de trouver une zone à cet effet ». Il convient de souligner que le dernier bilan du BNGRC fait état de 23 428 sinistrés dans la région Analamanga. Un chiffre qui dépasse largement la capacité d’accueil des sites d’hébergement bien que des écoles ont été aménagées pour les accueillir.

Annie N.

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