La Gazette de la grande ile

Les IMAGES dans les MOTS

Publié le 24 janvier 2022

«Misaotra anao aho Andriamanitra nataonao sefom-bondrona, notronina vahoaka dondrona » chantait Sareraka dans son tube « Dera sy Laza », littéralement, « Merci mon Dieu, tu as fait de moi un chef de clan, tu m’as donné un peuple naïf ». C’est triste de le reconnaître, mais c’est la vérité : le peuple malgache est voilé par cette naïveté, malgré son intelligence et les connaissances qu’il a acquises. A chaque fois qu’il y a des différends entre les politiciens, le peuple en est toujours victime, et pas seulement les partisans des deux camps. C’est le peuple tout entier et surtout ceux qui ne veulent pas participer à ces conflits politiques, qui endurent le plus mauvais sort. Depuis des années, les manifestations populaires n’ont apporté aucun bien au pays et à sa population. Le peuple est toujours sacrifié, ceci pour faire jouir aux politiciens de nombreux avantages. Ces foutus politiciens le savent, mais ils s’en foutent. La Démocratie est devenue un outil pour manipuler les opinions publiques, pour détourner l’attention du peuple et surtout inciter ce peuple à haïr les compatriotes. Dans un pays républicain comme le nôtre, l’opposition est indispensable pour émettre des critiques afin que le pays avance vers le développement et le régime doit écouter et analyser ce qu’elle avance. Ce n’est pas ce qui se passe chez nous depuis des lustres parce que, dirigés par leur soif de pouvoir, les politiciens qui se divisent en clans, s’affrontent et cela crée une ambiance haineuse. Le peuple de son côté, se divise en différents clans également, les fanatiques qui suivent une idéologie ou une personne, ceux qui ne veulent pas y penser, mais trouvent une façon bien à eux de développer leur vie tout en suivant de près ce qui se passe et ceux qui sont indifférents à tout cela. Les manifestations politiques ont toujours impacté gravement la vie de certains gens qui ont eu des choses à faire dans la ville, des marchands qui cherchent chaque jour ce qu’ils mangent, des gens qui ont des malades dans les hôpitaux et chaque camp blâme l’autre. En vérité, on est tous fautifs, même ceux qui se croient clean et le peuple sera toujours sacrifié.

Riri

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