La Gazette de la grande ile

SENTINELLE : FLEAUX ENVIRONNEMENTAUX NÉCESSITÉ D’UNE RÉFLEXION PRÉVISIONNELLE

Publié le 25 janvier 2022

Nous sommes tous dans le wagon du désespoir. Tous les fléaux de la terre s’acharnent sur nous. Est-ce une punition des Dieux ou les résultats d’un fatalisme morbide ? On m’a toujours dit : « Aide-toi et le ciel t’aidera », et en fait, j’ai constaté que le fatalisme cité ci-dessus prédomine encore chez nous les Malgaches. Il est vrai que l’on ne fait que subir les aléas de la vie sans qu’il y ait des répondants effectifs aux calamités qui nous guettent. Les meilleures solutions apportées jusqu’ici sont l’érection des cellules de crise, mais on peut mieux faire à l’avenir, en créant une cellule de réflexion prévisionnelle internationale sur les fléaux, et cette  dernière va travailler toute l’année.

Il est vrai que quand tout va pour le mieux, on oublie les catastrophes qui nous ont mis à terre. Cet état d’esprit ne peut générer que des phénomènes récurrents qu’on doit de nos jours proscrire et abandonner pour de nouvelles bases de travail beaucoup plus pragmatiques, car conscientes des dangers sociétaux et environnementaux à venir. Les nouvelles données technologiques dans toutes les sphères d’activité sont d’une telle précision, qu’il serait un crime d’adopter une attitude laxiste, minimisant les constats de ces périls menaçant l’existence de l’humanité.

Agir en amont de ces phénomènes serait ma litanie pour préserver le monde des potentiels agresseurs environnementaux, à l’instar du réchauffement climatique et de la gestion des déchets de toutes sortes. Par exemple, il est à savoir que  les humains produisent chaque année dans le monde, 40 millions de tonnes d’excréments et les animaux réservés pour la consommation, 140 milliards de tonnes de déchets fécaux pour la même période. La question qui nous est posée est : pendant combien de temps encore, le monde va survivre aux méfaits de l’homme sur son cadre de vie?

A ce rythme effréné de destruction de l’environnement, la race humaine est la première responsable. En effet, nous étions, nous sommes et nous serions les décideurs de ce que nous ferions de notre planète. L’urgence de la situation va faire apparaître la problématique qui est d’éliminer les déchets de toutes sortes qui vont nécessairement polluer la planète si, des groupes ou des cellules de réflexions effectives ne sont pas érigées à temps pour prendre de vitesse ce mal du siècle qui gagne du terrain à chaque année qui passe. Mais il ne s’agit pas seulement d’y réfléchir, mais aussi de transformer cette réflexion en action.

Dans cette lutte contre la destruction de l’environnement, tous les Etats du monde n’ont pas les mêmes possibilités technologiques et financières pour juguler cette progression dévastatrice. C’est là que la mondialisation qui a fait ses armes durant la pandémie du Coronavirus, peut aussi réitérer ses exploits de pénétration dans le giron des autorités gouvernementales en place, en intervenant dans la gestion étatique dudit fléau.

Il faut que le monde sache que cette lutte contre le réchauffement climatique responsable des intempéries actuelles dans le monde, est une action commune pour la survie de la planète. Elle dépasse allègrement le cadre d’une affaire nationale ou de quelques états solitaires, pour faire partie intégrante des urgences internationales. Concernant ce domaine, une équipe internationale de spécialistes en environnement et en gestion de déchets sous l’égide  de l’ONU, doit être érigée et mise en place dans les pays qui en ont besoin. Madagascar en fera partie, car il a besoin de cette assistance technique et financière, pour faire face à ces fléaux des temps modernes.

Max Randriantefy

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