La Gazette de la grande ile

Catastrophe : Des sinistrés oubliés par le BNGRC

Publié le 26 janvier 2022

Si le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) a pour mission de coordonner la gestion des risques et des catastrophes, y compris la réponse humanitaire, il s’avère que des sinistrés seraient abandonnés à leur sort face à la catastrophe qui frappe actuellement le pays. Dans la commune Alasora par exemple, les sinistrés sont pris en charge par la mairie et ses donateurs. « On a récemment enregistré 1 200 sinistrés dans la commune. Actuellement, ils ne sont plus que 250 environ. La plupart ont décidé de rentrer chez eux à cause de l’insécurité », affirme Jimmy Randriantsoa, maire de la commune Alasora. D’après ses explications, la prise en charge comporte entre autres, l’octroi de nourritures et l’hébergement. « On espère que le BNGRC nous viendra en aide bientôt », poursuit-il. Rappelons-le, cette période d’inondation a débuté la nuit du 17 janvier.

Ce qui arrive aux sinistrés d’Alasora n’est pas un cas isolé. Même dans les grands sites d’hébergement comme celui de Mahamasina ou Ankorondrano, la nourriture fait défaut. « Parfois, le bol de riz n’est accompagné que de deux tranches de légume », se plaignent les sinistrés hébergés au gymnase de Mahamasina. En tout cas, le BNGRC n’a pas d’excuse à la situation. Il y a quelques semaines de cela, le bureau a affirmé être prêt pour la saison des pluies de cette année, notamment en matière de vivres.

Par ailleurs, 400 hectares de rizières sont inondés dans la commune Alasora. « La production de cette année est fortement menacée », selon toujours Jimmy Randriantsoa. D’après les propriétaires de rizières sur Alasora et By Pass, la situation ne devrait pas s’arranger d’ici peu compte tenu de l’ampleur de l’inondation.

Annie N.

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