La Gazette de la grande ile

EDITORIAL : Indésirables personnages aux yeux de l’opinion

Publié le 27 janvier 2022

Que le Premier ministre Christian Ntsay se pointe en «ingénieur des travaux finis » sur les chantiers où de braves gens ont trimé et sué pour réparer de graves dégâts passe encore, mais lorsqu’il s’enferme dans un silence hautain et arrogant tout au long de ces drames des dégâts causés par les crues de l’ampleur d’un sinistre national, pendant que tout le monde se décarcasse pour venir en aide aux compatriotes, alors là, il a dépassé les limites du supportable. Malheureusement, il n’est pas le seul à indisposer de la sorte l’opinion. Si la majorité silencieuse avait pu exprimer son dégoût, le public aurait eu droit à des flots de gros mots. Ne serait-ce à propos de Patrick Rajoelina ce malotru, ignare et véritable voyou à qui la presse avait botté le cul avant qu’il sache comment se comporter vis-à-vis de la communauté internationale dans la situation dramatique que vit actuellement Madagascar. Il y a également le ministre de l’Energie qui lave ses linges sales avec ses subalternes sur les réseaux sociaux au lieu de guérir les maux de Jirama. Et la vice-ministre de la jeunesse qui se croit bien inspirée de clamer des incantations dans une langue que personne ne connaît. Un vrai monde de fous.

Déjà dans la gestion des problèmes juridico-administratifs en général, notre Premier ministre n’a jamais fait preuve d’une efficacité convaincante (les répressions des vols de bœufs avec lui, deviennent des drames pour les propriétaires des bestiaux). La population n’est pas dupe. Dans toutes les zones d’élevage où il est passé (dans le sud jusqu’au littoral ouest), les éleveurs subissent les préjudices d’une telle attitude, suspecte à leurs yeux.…

Pire, pour les affaires minières en particulier, pas plus tard que samedi dernier, les envoyés des natifs de Toliara sont venus faire entendre leurs doléances quant aux tracasseries administratives que le ministère des Mines et des Ressources Stratégiques avait réservé spécialement à la société Base Tuléar, un projet porteur d’un avenir prometteur pour tout l’ensemble d’une région qu’on a toujours mise au rang de cimetière de projets. Avant même que les travaux ne démarrent, les préalables concernant les problèmes environnementaux et sociologiques ont été déblayés dans les formes. Il a suffi de l’embargo de fait d’un ministre Fidiniavo Ravokatra, plus soucieux d’exiger d’énormes sommes et avantages financiers, cause logique du gel des investissements prévus. Ajoutez à ces véritables sabotages, les manœuvres de coulisse malhonnêtes d’un Siteny, député corrompu professionnel notoire. Ancien Questeur spécialiste de la prostitution politique des parlementaires pour les causes foireuses dans les travées de Tsimbazaza tout au long du régime HVM, il est au service (très secret) d’une société concurrente qui dans l’ombre, manipule et incite à des agitations. Au lieu de calmer les jeux dans tous les secteurs miniers, à l’heure actuelle, en tant que Premier ministre, avec tous les pouvoirs qu’il détient, en cumulant les fonctions de ministre des Mines et des Recherches Stratégiques, il ne fait que rendre la vie impossible à la profession de l’exploitation minière, aux fonctionnaires de ce département. Il méprise les cadres valables du secteur et ne s’est jamais soucié du bon fonctionnement des services. Résultats : depuis le 15 août 2021, date de sa reconduction au poste de  Chef de gouvernement jusqu’au 15 septembre 2021, Ali Mohamed Djounaid, le Procureur de Moroni, a noté officiellement qu’il y avait plus de 10 affaires de trafics d’or surpris aux Comores. Allez savoir comment est-ce possible ? La grande question est la suivante: l’inertie du Premier ministre Christian Ntsay est-elle volontaire ou au profit de qui ?

  1. Razafilahy

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