La Gazette de la grande ile

Les IMAGES dans les MOTS : L’économie en forme grave

Publié le 19 février 2022

L’économie de notre pays est malade avec des maux dus à différents paramètres. Des maux qui entraînent une baisse du taux de l’Ariary. Des maux qui viennent surtout de l’inégalité entre l’importation et l’exportation. Depuis que l’Etat malgache a laissé libre l’importation, les Malgaches ont tendance à ne plus consommer des produits locaux. De plus, il y a eu une insuffisance de production locale qui a fait baisser le taux d’exportation. Ces maux de l’économie provoquent également des inflations au niveau des prix sur les marchés. La hausse du prix du riz, aliment de base des Malgaches, a fait couler beaucoup d’encre depuis quelques mois. Une hausse de prix qui a entraîné la hausse de prix de beaucoup de produits de première nécessité. Actuellement, nous vivons beaucoup de l’importation. On trouve chez nous trop de produits venant de divers pays. Nous ne bénéficions pas assez des groupements économiques régionaux comme la Comesa. Les Mauriciens et les Egyptiens exportent de nombreux produits ménagers chez nous, alors qu’ils sont exigeants sur la qualité des produits qui entrent chez eux et bon nombre de produits malgaches ne remplissent pas les normes requises. Aussi, les producteurs malgaches se contentent du marché interne, un marché qui n’est pas assez large pour augmenter les recettes. Il y a également une certaine concurrence déloyale. Une des conséquences graves qu’on ne peut nier est le chômage. Il n’y a pas assez de place pour les jeunes sortant des différentes formations sur le marché du travail. Plus il y a différents métiers pour les citoyens, plus il y a de l’argent investi, plus il y a de la consommation et plus il y a un élargissement des opérations économiques. La pandémie de Covid-19 s’ajoute à ces maux. Il y a des secteurs qui sont totalement affaiblis, voire même détruits. Le tourisme en est le premier ainsi que tous les petits métiers liés à ce secteur. Le tourisme est un secteur qui fait entrer, directement ou indirectement, beaucoup de devises. Une situation qui implique une baisse du taux de notre monnaie nationale. D’autres secteurs d’exportation comme Ambatovy qui exporte du nickel et du cobalt, ont également subi les conséquences de la pandémie. Heureusement, l’usine a pu redémarrer. La fermeture des routes nationales, malgré le fait que les marchandises peuvent circuler, empêche les opérateurs économiques de travailler librement. L’économie est malade, le pays va mal, certains opérateurs succombent de la Covid-19. L’importation a plus de place que l’exportation. Bref, on a encore du travail à faire.

Riri

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