La Gazette de la grande ile

Entretien routier dans la capitale : Inexistence de comité de suivi !

Publié le 28 février 2022

Les travaux de réfection des routes de la capitale sont actuellement effectués dans le « werawera ». Le ministère des Travaux Publics (MTP) ainsi que la région d’Analamanga n’apportent que des solutions à court terme, vu que les “tip top’’ réalisés vont se dégrader au bout de quelque temps et obligent les autorités malgaches à refaire les mêmes travaux au bout de quelques mois. S’agissant de la transparence dans l’utilisation des fonds y afférents et du suivi de la qualité des œuvres, aucun contrôle n’est encore imposé. Sur ce, la mise en place d’un comité de vérification et de réception des travaux de réhabilitation des infrastructures routières est réclamée par les observateurs politiques. Il y a quelques semaines, les autorités étatiques concernées, notamment celles au niveau du MTP, ont annoncé la création d’une telle plateforme, mais aucune suite n’a été donnée jusqu’à présent. Or, cela est surtout de nécessité dans le contexte actuel.

En principe, ce comité devrait se charger du suivi de l’utilisation du budget nécessaire et du respect des normes de qualité et des cahiers de charges dans la réalisation des projets d’entretien routier.  Au fil des années, des cas de détournement de fonds ont été signalés dans de tels projets alors que la qualité des travaux laisse à désirer. Le 8 août 2021, lors d’une émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, le Chef de l’Etat a annoncé que Madagascar disposait encore de 400 milliards d’Ariary dans le fonds routier. Une somme qui semble avoir  disparu si l’on tient compte de la grève des entrepreneurs oeuvrant dans l’entretien routier pour le non-paiement des 33 milliards d’ariary à titre d’arriérés pour les travaux déjà achevés en 2020. Pourtant, aucune enquête pour détournement de fonds n’a été ouverte. Une telle situation va sûrement décourager les petites entreprises pour répondre aux appels d’offres lancés par l’Etat. Ce qui implique que ce sont seulement celles sollicitées par la région d’Analamanga ou le MTP qui devraient opérer dans le secteur. Et malheureusement, elles effectuent les travaux comme bon leur semble.

Mampionona

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