La Gazette de la grande ile

Une classe politique pourrie : Dans un système pervers

Publié le 09 mars 2022

Il ne se passe pas une journée sans que les faits  et actes de quelques dirigeants de ce pays ne fassent pas la Une des journaux. Hier, c’étaient deux parlementaires qu’on a vus en « mauvaise compagnie » après qu’un de leurs pairs ait festoyé et fait bombance avec tous les maires du district pendant que la population souffre de malnutrition et vit dans une précarité inimaginable. Si ce n’est pas un ministre que les clameurs publiques accusent de ceci ou de cela, c’est une très haute personnalité du pouvoir qui est pointé du doigt par ses propres collègues pour avoir barboté dans les caisses de l’Etat. En famille, avec des copains coquins ou des étrangers professionnels des combines, ils s’entendent pour piller les richesses du pays.

Les rares personnes qui font preuve de courage politique en faisant montre d’honnêteté morale pour bien faire leurs devoirs n’échappent pas aux dénigrements des campagnes de démolition d’une bande fanatisée au service de tous les mauvais perdants des élections. Ces rares citoyens de bonne foi font tout pour épauler l’éminent dirigeant dans l’accomplissement des obligations qu’exigent les services pour le développement en général et pour donner satisfaction aux administrés. Ils se sont acquittés avec succès des sacrifices et des interventions qui ont permis aux habitants de ce pays de sortir du drame de l’invasion de la pandémie sans beaucoup de perte en vie humaine. Non seulement, ces bons serviteurs du peuple ont fait de cette réussite un passeport pour la reconnaissante mondiale dans le cadre de la bonne gestion de la lutte contre cette invasion qui, ailleurs, avait provoqué les pires hécatombes, même dans les grands pays riches.

Revers de la médaille, parmi l’entourage du premier cercle de la Présidence, il y a les agissements des courtisans qui se mêlent des affaires louches pour des profits particuliers dans le dos du Chef de l’Etat. Combien de fois des dossiers accablants sur la nomenklatura qui auraient dû être soumis au premier  responsable de la nation disparaissent pour éviter aux intéressés les foudres des plus hautes autorités de ce pays. Des doléances sur des membres de gouvernement et collaborateurs indignes auraient été escamotées purement et simplement dans l’intérêt de ces derniers. Abonné à  ces faveurs illicites, Tinoka Roberto sur ses agissements abusifs par les accaparements des propriétés foncières et immobilières, est en bonne place au hit parade des mauvaises conduites en violation de nos lois. Il n’est pas le seul dans cette mauvaise voie et le Chef d l’Etat en plein conseil de ministre récemment, aurait remonté les bretelles à tous. Au sein du Parlement, les élus de la majorité ne sont guère des modèles d’intégrité : le blocage du bon fonctionnement de la Haute Cour de Justice est un signe révélateur qui ne dépend que de la mauvaise volonté des députés. Pire, députés ou sénateurs, ces élus sont des protecteurs discrets mais efficaces, des malfaiteurs notoires. Ils prodiguent assistance auprès des juges sensibles à l’instrumentalisation des juridictions et la corruption. En face, les braillards qui prétendent faire office d’opposition ne se comportent guère mieux. Ils passent leur temps à des agitations tapageuses qui n’ont qu’un objectif : inciter le public à la révolte… Pour eux, tous les moyens sont bons, même les bassesses les plus ignobles.

Noël Razafilahy

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