La Gazette de la grande ile

Refus de Madagascar de condamner la Russie : La sanction commence à tomber !

Publié le 10 mars 2022

L’Union Européenne n’a pas tardé à sanctionner la Grande Ile après son refus de condamner l’invasion russe en Ukraine. Lors d’une rencontre avec la presse hier à Ankorondrano, l’ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar, Giovanni Di Girolamo, a martelé que ce projet de réhabilitation de la route nationale 13 (RN13) est « complexe ». Un terme qui fait part des grandes difficultés empêchant le démarrage effectif des travaux. Sur ce, il a évoqué des problèmes dans le cadre du processus d’appel d’offres effectué par l’Autorité routière de Madagascar. Des lacunes et des incohérences avaient déjà été signalées vers la fin de l’année 2020 par le partenaire financier, en l’occurrence la Banque Européenne d’Investissement (BEI). Celle-ci met en suspens le déblocage des fonds relatif au projet de réhabilitation du  tronçon Tolagnaro-Ambovombe de la RN13. Madagascar a ainsi reçu sa première sanction, déguisée en une sorte d’embargo financier. La suite est encore attendue étant donné que c’est la communauté internationale, représentée par l’Allemagne, la République de Corée, les États-Unis, la France, le Japon… qui a incité les dirigeants malgaches à condamner la Russie. La rupture des autres accords de financements avec les autres partenaires techniques et financiers (PTF) est fortement à craindre.

S’agissant de la promesse du Chef d l’Etat, elle est loin d’être tenue. En octobre 2020, il a réitéré son engagement devant la population du Sud en déclarant son intention de quitter la scène politique si la réhabilitation de cette RN13 ne débutait pas en 2021. En effet, il est censé mettre fin à sa carrière politique depuis l’année dernière. Mais encore, avec cette hésitation de la BEI, le président bien-aimé risquera gros, car il est peu probable que ce projet soit réalisé avant la fin de son mandat en 2023, malgré le recours aux travaux de haute intensité de main d’œuvre pour une partie des travaux. A entendre Giovanni Di Girolamo, même la pose de la première pierre n’est pas encore certaine pour cette année. A rappeler que l’accord de financement de ce projet avait été signé depuis 2017 en marge du sommet Afrique-Europe.

Mampionona

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