La Gazette de la grande ile

C.F.M : du rififi au sommet, Les dirigeants s’accusent de vol

Publié le 12 mars 2022

C’est tout ce qu’il y a de plus normal lorsque dans une institution composée de diverses personnalités venues de tous les horizons politiques et du  secteur social ou religieux, elles finissent par ne plus s’entendre. Plusieurs points de friction peuvent apparaître dans les divers débats auxquels chacun d’eux aura à se prononcer où prendre position. L’institution a pour vocation de favoriser toutes les conditions afin d’amener les frères ennemis dans le temps  à  cause des affrontements politiques fratricides, à  se réconcilier dans  des  conditions  acceptables et négociées. Une telle mission nécessite de laborieuses séances de dialogues entre les parties concernées et les médiations  des membres du  C.F.M.  On avait entendu parler  des  résultats des  démarches sur les redressements des carrières des officiers militaires  et  de quelques fonctionnaires  civils lésés,  voire même brimés d’une manière  injuste dans leur vie privée.

Ces formes de consolation  de principe ne sont  pas du accompagnées  des obligatoires  actes de contritions et  de reconnaissances  des  torts causés prévus.  Les formes de réparation pécuniaire évoquées dans les  documents  de  base  de la  création  du CFM ne semblent pas avoir rang de priorité  dans les  démarches des membres de  l’institution. Les premiers responsables consultés  sur  ce  point précis se  retranchent  dans  des pirouettes au point  de rejeter sur le pouvoir  exécutif la  non-exécution  de ce volet  très important des mesures programmées jusqu’à l’échelon  international. C’est trop  facile de pointer  du  doigt les services  financiers  de l’Etat lorsqu’à l’heure actuelle, les premiers  responsables en  charge  de la  réconciliation  se  chamaillent entre eux à  cause  de l’utilisation  abusive des budgets  affectés à l’institution.  Des membres du  C.F.M   sont même allés jusqu’à  proposer  des  documents  financiers qui prouvent indéniablement des formes  de  détournements  de  deniers publics avérés dans l’exercice de leurs attributions. Les pièces  comptables qui nous  été présentées portent  des  traces d’opérations fictives payées par des  deniers publics. D’autres laissent clairement voir que des marchés publics ont  été  accordés à  des proches sans  aucun respect  des  obligations des  démarches pour les appels  d’offres.  Comme les bénéficiaires de ces privilèges  financiers  étaient  des proches  de certains dirigeants, on  n’a pas du  tout  tenu  compte des interdits  en matière  de finances publiques.  Les membres  du  C.F.M  se  sentent lésés, parce  qu’ils n’ont pas droit à  des indemnités  financières  qui  en principe, leur  reviennent, vont aux  dernières  nouvelles porter leurs  doléances au Président  de la  République,  charge à  cette  haute autorité  de confier les requêtes, soit à l’Inspection  Générale de l’Etat (I.G.E), soit aux  contrôleurs  du  Trésor. Un  autre scandale  en perspective si rien  ne s’arrange pas à  temps.

Noël Razafilahy

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