La Gazette de la grande ile

Climat politique : dans l’attente de l’élection

Publié le 31 mars 2022

Le pays n’est plus qu’à quelques mois de la prochaine élection présidentielle.

D’après les résultats officiels provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante, Andry Rajoelina est le gagnant de l’élection présidentielle du 19 décembre. Il arrive en tête avec 55,66% des voix. Marc Ravalomanana n’obtient que 44,34% des suffrages. Andry Rajoelina, 44 ans, a déjà dirigé le pays pendant un régime de Transition de cinq ans, de 2009 à 2013. Le taux de participation a été plus faible qu’au premier tour avec 48% d’électeurs. Pourcentage qui incite le perdant Ravalomanana, ancien président, à déposer un recours… Il remercie ses compatriotes pour la confiance que le peuple malgache avait accordée à sa personne. Et son message était le besoin de calme, car le peuple malgache n’a pas besoin de troubles. La Haute Cour Constitutionnelle confirme cette victoire d’Andry Rajoelina à la présidentielle le mardi 8 janvier, et l’investiture a été fixée le samedi 19 janvier 2014.

Le jour de gloire est enfin arrivé pour l’ancien président de la Transition qu’une communauté internationale partisane avait obligé à se plier au blocage d’un « ni, ni » … en 2013. Depuis que le régime a été mis en place, malgré toute la détermination de l’équipe à honorer les engagements des promesses électorales, le pays a connu divers aléas et problèmes liés à   des facteurs externes tels que l’invasion du coronavirus et plus tard, les  catastrophes  et  dégâts  cycloniques qui s’ajoutaient aux malheurs  des  changements  climatiques  et la famine  du  Kere dans l’Androy. Profitant de ces distractions graves et combien déstabilisantes, une bande de politicards à la solde d’un prétendant à la direction de l’opposition s’acharne à perturber l’ordre public à toutes les occasions pour n’importe quel motif, pour le plaisir de voir les hommes  au pouvoir obligés  de  tenir  compte des opérations d’agitation permanente… Dans l’arrière-pays jusqu’à présent, l’insécurité malmène toujours les  éleveurs  et les  paysans producteurs avec les  razzias  et les pillages cruels effectués par les voleurs de bœufs au  service  du  commerce de la viande et du cuir, au pays et à l’étranger. C’est dans un tel climat politique délétère aggravé par l’hémorragie financière provoquée par les vagues de trafics d’or , de pierres précieuses et de nouveau, des bois de rose, que le  système tente tant bien  que mal de redresser la situation en général pour aborder l’horizon de l’élection présidentielle 2023. Poussés par des groupes d’affaires internationaux  soucieux  de piller les ressources  de  notre pays à  vil prix, des énergumènes au passé de prostitués politiques tels que  Siteny et  des nuls, prétendent  défier l’actuel homme fort du  pouvoir. Sans  beaucoup   d’espoir, avec la conviction  de profiter des financements des « pigeons » qui sont  assez   fous  pour sponsoriser leur obsession.

Noël Razafilahy

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