La Gazette de la grande ile

Destruction d’infrastructures : La Jirama et les travaux publics

Publié le 31 mars 2022

Rien ne va, mais ce petit groupe de mots dérange fondamentalement les gens du régime qui vont dire qu’ils ont fait plein de choses comme peindre les bâtiments publics aux couleurs de l’IEM et de l’association Fitia, qu’ils ont construit quelques écoles, mais sans enseignants qualifiés ou qu’ils ont construit des centres de santé sans médecins et sans médicaments. Les tenants du régime refusent de porter un regard simplement honnête sur de petites choses. Juste un exemple facile. La route d’Anjohy qui relie la haute ville à Ambanidia est une des routes les plus dangereuses aujourd’hui, tout comme celle d’Antohomadinika. Voilà presque un an que la Jirama a fait des travaux pour résoudre les problèmes d’adduction d’eau dans la haute ville. Jirama est une des pires sociétés qui soient, qui vole les usagers avec les factures farfelues, qui prétend n’avoir pas d’argent, mais n’oublie pas de distribuer de l’argent, et pas qu’un peu, à ses cadres supérieurs. Jirama est censée distribuer l’eau et l’électricité, mais au fond, la spécialité de la Jirama est de démolir les routes sans jamais les réparer. Prendre la route d’Anjohy jusqu’à Ambanidia relève d’un parcours du combattant et il faut beaucoup de sang-froid pour ne pas insulter la Jirama. La Jirama creuse les trous et laisse la route dans un état exécrable. La commune ne s’en occupe pas, le ministère des travaux publics non plus. Il faut espérer que le Président de la République passe par là pour que cette route soit refaite. Les usagers ne comptent pas, la Jirama n’a aucun problème avec cela vu qu’elle a offert et s’était offerte des 4×4, alors peu importe l’état des routes qu’elle a elle-même cassées, elle ne se sent pas responsable de quoi que ce soit et si jamais il y a des accidents sur ces tronçons de route que la Jirama a creusés sans les remettre en état, elle se considèrera irresponsable en mettant cela, soit sur le dos de la commune urbaine “qui travaille pour vous” (CUA miasa ho anao) ou sur celui du ministère des travaux publics, cette coquille vide qui ne fait absolument rien et qui aujourd’hui, semble même n’avoir aucune utilité quand on voit l’état de toutes les routes du pays. Entre la Jirama qui creuse et laisse les trous béants sur son passage et le ministère des travaux publics qui est devenu aveugle et immobile, on se demande qui ose encore dire que les choses vont bien dans ce pays. Et ce n’est qu’un exemple!

Claude Rakelé

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