La Gazette de la grande ile

Futur de Madagascar : Confié à des vandales !

Publié le 07 avril 2022

Le rêve de tout étudiant poursuivant un cursus universitaire est de trouver un emploi digne de son diplôme et surtout ayant un impact sur le développement du pays. Pourtant, on se rend compte que si l’avenir de Madagascar est entre les mains des actuels étudiants, c’est un avenir confié à des vandales.

Le retard de paiement des bourses d’études des universitaires n’est pas nouveau. Tous les étudiants ayant entamé des études à l’université publique, y ont déjà été confrontés. Il y a toujours eu du retard, mais jamais du non-paiement. Un retard en majeure partie de la faute des dirigeants qui n’ont appris aucune leçon depuis ces 60 années d’indépendance de l’île et qui n’ont jamais rectifié le tir en mettant en place un système efficace afin d’éviter ce retard. D’un autre côté par contre, il y a aussi les étudiants qui adoptent juste le comportement de leurs aînés et se sont acculturés. La descente dans la rue pour piller, détruire, brûler les biens d’autrui est devenue une habitude pour les étudiants de l’université publique, notamment à Antananarivo. Au passage, ils blessent des gens et détruisent des moyens de subsistance gagnés après plusieurs années de dur labeur.

Il faut tout de même noter que différemment aux autres régimes qui se sont succédés à Madagascar, le régime actuel a mis en place un système « innovant » qui, sur le papier, pourrait effectivement régler ce problème de retard de paiement, mais qui n’est pas encore assez maîtrisé pour apporter immédiatement la solution. La digitalisation permet de faciliter la distribution des bourses et en même temps, de débusquer les étudiants fantômes. L’adoption de ce système nécessite cependant de l’adaptation et surtout des formations pour les employés de l’université.

Hier, les étudiants de l’Ecole Normale Supérieure, des futurs instructeurs et éducateurs, sont descendus dans la rue à Ampefiloha et ont vandalisé des biens tout en bloquant la circulation avec des pneus brûlés. Ils ont même menacé les journalistes qui ont pris des photos en les obligeant à les effacer. Ce sont des vandales et des sauvages qui n’ont pas du tout entamé une procédure de revendication pacifique avec l’Etat, mais qui sont immédiatement passés par la force.

  1. B

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