La Gazette de la grande ile

Pompiers: A la reconquête de la confiance perdue

Publié le 05 mai 2022

4 mai. Journée internationale des pompiers. Les sapeurs-pompiers de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ont également célébré cette journée hier à leur caserne à Tsaralalàna à travers une journée portes ouvertes durant laquelle des manœuvres, démonstrations et expositions de matériels ont eu lieu.

Quand on parle des pompiers de la CUA, ce qui revient à chaque fois dans la bouche c’est son incapacité, plus précisément, le retard dans l’intervention. Résultat : les sapeurs-pompiers n’arrivent jamais à rien sauver. D’où la reconquête de la confiance perdue.

A chaque fois, le corps se défend par le comportement tardif des victimes du feu. « La première chose à faire quand un feu se déclare, c’est d’appeler les pompiers. Ils peuvent par la suite essayer de limiter les dégâts », affirme le colonel Tiana Razafimahaka, le chef de corps des sapeurs-pompiers. « Comme vous avez pu constater, nous sommes prêts à peine deux minutes après l’alerte », poursuit-il. Quand ce n’est pas le cas, le chef de corps évoque la distance entre la caserne et le lieu de l’incendie. Comme quoi toutes les excuses sont bonnes pour se disculper.

Outre ces excuses pas trop convaincantes, le manque de moyens et de ressources est à déplorer. « Il va sans dire que les moyens font défaut. On fait avec les moyens du bord », affirme le colonel Tiana Razafimahaka. Toutefois, ces dernières années la commune a procédé au recrutement massif de pompiers. Aussi, seulement 75% des bouches d’incendie (248 au total) sont opérationnelles. Et si l’on passe par Analamahitsy où une caserne des pompiers siège, on n’y voit aucun véhicule des pompiers.

Annie N.

Lire aussi