La Gazette de la grande ile

Filière exportation : Individualisme meurtrière !

Publié le 05 mai 2022

Les producteurs de vanilles, de girofle, de letchi et de café se plaignent du non-respect du prix minimal décrété par l’Etat et du manque de considération envers les agriculteurs. Pour rappel, ces prix minimaux pour la vanille sont de 75.000ar le kilo de la vanille verte et 350.000ar le kilo pour la vanille mure. D’après le Comités Régionaux de la Vanille, ces prix ne sont pas respectés et qu’il y a des privilégiés bénéficiant de l’appui direct de l’Etat.

La Vanille, le girofle et le letchi de Madagascar figurent parmi les meilleurs au monde. Les consommateurs étrangers ne savant pas que pour ces produits arrive chez eux, des guerres sont menées dans les forêts de Madagascar. En dehors de ce non-respect des prix minimaux, les producteurs sont également victime de vols et de favoritisme. Tous cela n’est que le résultat de leur individualisme. En effet, il y a un manque considérable de solidarité entre les producteurs, ce qui donne avantage aux profiteurs. Même si l’Etat a décrété les prix minimums, les producteurs peuvent les augmenter s’ils sont solidaires. La lutte contre les vols peut également se faire facilement si tous les producteurs s’allient. Ces vols sont en effet orchestrés par des opérateurs dans ces filières qui savent exactement quand et où frapper pour ne pas se faire attraper. Les collecteurs imposent également leur prix, car des agriculteurs acceptent de vendre au plus bas. Si ces derniers s’allient, les collecteurs doivent se plier aux prix qu’ils vont imposer.

Ce qui tue la filière exportation à Madagascar, c’est l’individualisme des agriculteurs qui laisse place aux profiteurs. Si ces agriculteurs ne s’allient pas, l’Eta peut faire ce qu’il veut et en tirer tous les bénéfices

T.B

Lire aussi