La Gazette de la grande ile

Energie solaire : Maintenance et surveillance

Publié le 11 mai 2022

Agacé par le gouffre des subventions accordées tous les ans à la compagnie nationale d’eau et d’électricité qui a atteint ses limites, le régime actuel a décidé de mettre les bouchées doubles pour accélérer la transition énergétique. Il était temps. Des centrales solaires hybrides sortent de terre et de plus en plus de communes ont recours à l’éclairage public solaire. C’est ce dernier point qui nous intéresse aujourd’hui. Certes, l’acquisition de lampadaires solaires publics pèse lourd dans le budget des communes, mais l’investissement s’avère profitable. Les rues et chemins publics convenablement éclairés rassurent les ménages et les entreprises. Malheureusement, les communes ont tendance à oublier que ces lampadaires solaires nécessitent des charges de maintenance et de surveillance.

Concernant la maintenance, certains accessoires, notamment les batteries et les composants des panneaux, doivent être remplacés. Le système de programmation automatique doit être régulièrement vérifié. Les modules photovoltaïques doivent être nettoyés. La surveillance représente également un coût important. Les communes doivent dédier un budget à la surveillance constante des lampadaires solaires publics. Trop de vols sont constatés et restent malheureusement impunis. C’est le cas sur l’axe Anosizato – Anosipatrana – Andohatapenaka. En attendant la mise en place de caméras de surveillance, des équipes de vigiles doivent se relayer à toute heure du jour et de la nuit pour prévenir les vols des plaques solaires. En dépit de leur insuffisance budgétaire chronique, les communes doivent se montrer à la hauteur des lampadaires solaires publics qui ont souvent été offerts gracieusement par des entreprises privées nationales ou par des gouvernements étrangers. Les maires des communes savent tout le bénéfice politique qu’ils peuvent retirer d’un éclairage public efficient.

M. GASPARD

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