La Gazette de la grande ile

Recherche de développement : Le TGV devrait accélérer la cadence

Publié le 12 mai 2022

Madagascar tarde à atteindre le développement alors qu’il le convoite depuis l’acquisition de l’indépendance à ce jour. Le pire est que le pays tend à aller dans le sens contraire avec la pauvreté qui ne fait que s’accentuer au fil du temps. Le leader bien-aimé veut faire la différence en voulant apporter du changement. Le régime en place n’est plus qu’à une année et quelques mois de la fin de son mandat, pourtant on n’a aucun signe de développement en vue. Les conditions de vie de la population malgache se désagrègent de jour en jour sans aucun espoir de voir une amélioration, en laissant place à la recrudescence du secteur informel, notamment avec les rues qui se remplissent de marchands. Le petit timonier qui dirige le TGV devrait accélérer la cadence en enclenchant la vitesse supérieure dans la marche vers le développement. Par ailleurs, la Banque mondiale a émis une recommandation encourageant Madagascar à accélérer la croissance. Cela requiert pourtant des réformes de taille. En l’absence d’une nouvelle impulsion en faveur des réformes, la Grande Ile risque de prendre davantage de retard alors que ses pairs continuent de croître plus rapidement et font preuve d’une plus grande résilience aux chocs. A l’exemple du Rwanda qui a su préserver sa stabilité politique depuis le génocide perpétré contre les Tutsis en 1994. Il aspire même à devenir une économie à revenus intermédiaires d’ici 2035, et à rejoindre les pays à revenus élevés à l’horizon 2050. En l’absence de réformes audacieuses, Madagascar quant à lui, pourrait mettre une décennie à inverser la perte de revenus moyens survenue pendant la crise de 2020-2022 et plus de 70 ans pour atteindre le niveau de vie actuel au Rwanda, qui est le pair le plus proche de Madagascar, précise la Banque mondiale.

Jean Riana

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