La Gazette de la grande ile

Vision de développement : Compter sur les pourboires

Publié le 20 mai 2022

Les dirigeants malgaches sont toujours sur la mendicité en espérant bénéficier de pourboires pour viser le développement. L’industrialisation s’avère un cap obligatoire à franchir si la Grande Ile compte un jour aller vers le développement. Pourtant, Madagascar tarde à aller dans ce sens malgré le fait que les dirigeants y font allusion assez souvent. C’est même indiqué dans la politique générale de l’Etat où il est spécifié que l’industrialisation à grande échelle sera le moteur de développement des 119 disctricts. L’objectif est de produire localement tous les besoins du pays. Jusqu’à aujourd’hui, le pays s’est contenté d’importer encore et encore, oubliant complètement les directives à suivre. Le problème est que le pays compte exclusivement sur les pourboires octroyés par les étrangers pour espérer atteindre le développement. Le Conseil d’administration de la Banque Africaine de Développement vient d’approuver dernièrement une nouvelle stratégie d’intervention pour la période 2022-2026 pour Madagascar. Ce qui s’avère une bonne nouvelle pour les dirigeants, car il va y avoir des pourboires à la clé. Ce document spécifie que les interventions de ladite Banque vont se concentrer sur le développement des infrastructures d’énergie et de transports pour soutenir la croissance inclusive, et le soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie manufacturière. A la date du 17 mai 2022, le portefeuille actif du Groupe de la Banque Africaine de Développement pour Madagascar compte 20 opérations, avec des engagements de plus de 716 millions de dollars américains, un petit goûter pour les dirigeants. Les secteurs couverts sont : le transport (49%), l’énergie (24,9%), l’agriculture (13,5%), la gouvernance (6,2%), l’industrialisation (6,0%), l’eau et l’assainissement (0,3%) et l’environnement (0,1%). Pour Madagascar, tous les pourboires sont les bienvenus qu’ils viennent d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et autres. Etant dans le besoin, le pays ne refuse rien et n’éprouve aucune honte à accepter des clopinettes.

Jean Riana

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