La Gazette de la grande ile

Financement de la BAD

Publié le 25 mai 2022

Se contenter de moins que rien

Les dirigeants malgaches n’ont aucune fierté dans leur quête d’aides à international. Aussi peu que soient les financements octroyés, les dirigeants n’hésitent pas à signer, car le pays manque cruellement de moyens. Il n’y a qu’à voir le cas des accords de financement signés avec la Banque Africaine de Développement de Mada-

gascar (BAD) avec des aides dérisoires à la clé. Trois accords de financement ont été signés avec la BAD par l’intermédiaire du ministre de l’économie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison en marge de la 57ème Assemblée annuelle de la BAD à Accra, avec un peu plus de cinq millions de dollars à la clé. Le premier est un accord de prêt de 2 479 000 dollars pour le financement de l’étude de faisabilité du projet Bas Mangoky dans la région Sud Ouest. Le second consiste en un financement additionnel à titre de don d’une valeur de 1,9 million de dollars dans le cadre du programme ADRiFi (Financement des risques et catastrophes en Afrique) afin de renforcer au mieux la résilience de Madagascar face aux chocs climatiques. La troisième signature est liée à un accord de don d’une valeur de 1,34 million de dollars destiné au Projet de renforcement de la résilience de la gouvernance par la digitalisation (PREGODI). La totalité des sommes avec ces trois signatures est de 5 719 000 dollars, soit l’équivalent de 23,12 milliards d’ariary. Décidément, Madagascar n’est pas prêt de voir de sitôt la lueur du développement, car ceux qui octroient les aides se montrent de plus en plus radins avec le temps, alors que le pays compte dessus pour espérer aller dans le sens de l’émergence. Avec le comportement de mendiant des dirigeants, les bailleurs finissent par n’accorder aucune valeur à la Grande Ile en octroyant seulement un peu plus de cinq millions de dollars pour trois signatures d’accords.  Il aurait mieux valu refuser que de se rabaisser à accepter des aides aussi insignifiantes. Autant laisser tomber, car cela ne servira à rien, vu qu’on ne peut espérer grand-chose avec des sommes aussi minimes.

Jean Riana

Lire aussi