La Gazette de la grande ile

Recrudescence de la drogue

Publié le 27 mai 2022

L’AFF s’implique

La production, le transport, le commerce et la consommation de la drogue dure reste interdite, mais les produits sont en recrudescence à Madagascar. La lutte n’est pas encore gagnée. Presque toutes les couches sociales sont actuellement concernées par la consommation de cette drogue dure comme l’héroïne, la cocaïne, etc. Les jeunes en arrivent même à consommer de la drogue, c’est pourquoi le trafic est de plus en plus répandu dans le pays. L’implication de nombreux hauts responsables n’est pas à écarter, rendant encore plus difficile l’éradication de ce fléau. Dans le cadre de la lutte contre la drogue, une conférence réunissant les acteurs concernés a eu lieu le 25 mai à Antanimena, organisée par l’association AFF ou « Andry sy Fototra ho an’i Fampandrosoana ». L’objectif est le partage d’expérience qui a vu la participation des représentants du ministère de la Santé publique, des associations de jeunes, etc. La conférence a été dirigée par le Dr Miarintsoa Andriamiari-

narivo, médecin spécialiste en addictologie au Centre de cure Aro Aina (CCAA). La Grande Ile ne cultive pas de drogue dure, mais les produits atterrissent avec la complicité des hauts responsables. La recrudescence de la drogue dure peut donc être stoppée, si une politique engagée est instaurée. « Face à la prolifération de trafic de drogue dure, il est urgent de mettre en place une politique nationale pour renforcer la lutte », a laissé entendre le Dr Miarintsoa Andriamiarinarivo. L’héroïne se présente sous forme de poudre blanche ou brune. Le consommateur ressent le besoin d’augmenter la fréquence de prises en quelques semaines seulement. La surdose ou overdose à l’héroïne provoque une dépression respiratoire, souvent mortelle. La prise en charge de personnes dépendantes de la drogue est onéreuse, s’évaluant entre 1 à 2 millions d’ariary.

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