La Gazette de la grande ile

Président « sucré du Peuple » : Mis à nu par ses promesses

Publié le 28 mai 2022

Annoncée par le Président « sucré du peuple » au début du mois de mai dernier, la hausse de salaire du secteur public et privé devait être effective depuis un mois. Pour bien marquer le coup, il n’a pas hésité à réunir les représentants du secteur privé au Palais d’Iavoloha et a « officialisé » une hausse de 5 à 25% pour les employés du secteur privé. Une annonce plutôt alléchante qui a plu à la population, même si nombreux ont été sceptiques quant à sa réalisation.

Un mois après, toujours rien. Quatre conseils ministres ont été effectués depuis cette annonce, mais aucun décret d’application n’a été publié. La question n’a même pas été discutée. Pour un observateur politique, « les ministres ne veulent pas s’engager dans cette voie, car cela relève du simple « werawera » du Président. Comme bon nombre des promesses qu’il a fait, c’est irréaliste et complètement à côté de la plaque. ». Si les ministres ne veulent pas publier ce décret, c’est pour éviter d’être pris comme responsable au cas où l’Etat n’arriverait pas à prendre en charge les promesses faites par le Président. Rappelons qu’en dehors des augmentations de 5 à 25%, le Président avait également annoncé que le salaire minimum allait être augmenté à 250.000ar. D’après lui, c’est l’Etat qui va prendre en charge les compensations pour les entreprises qui n’arriveront pas à payer cette somme. Une annonce étonnante vu qu’en ce moment, l’Etat n’arrive même pas à payer le salaire des enseignants et la bourse d’étude des étudiants universitaires, sans parler des personnels de la santé et autres employés des communes. Ce que le Président a fait est la parfaite illustration de l’expression « péter plus haut que son cul ». Encore une fois, cette promesse le met à nu face à la population. Cela renforce une fois de plus sa réputation de menteur.

Même si la rencontre entre le Président et le secteur privé au palais d’Iavoloha durait des heures et que les décisions prises semblaient être sérieuses, une autre réunion aurait eu lieu hier pour rediscuter des détails de la hausse du salaire minimum et des mesures d’accompagnement. Probablement un allègement des charges de l’Etat qui n’a pas réussi à satisfaire ce que le Président a promis. En tout cas, le secteur privé n’ose pas prendre des décisions avant la publication du décret relatif à cette hausse de salaire, car ils ont peur que l’Etat retire son engagement…

T.B

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