La Gazette de la grande ile

Cinq heures de coupure : tout Tana quasiment dans le noir

Publié le 11 juin 2022

Dire que le cauchemar commence pour Antananarivo serait une insulte pour les dizaines de quartiers qui sont privés d’électricité depuis des mois, voire des années. Le terme plus approprié serait que « la situation empire ». A titre de rappel, la réquisition des opérateurs pétroliers pour le ravitaillement en carburant de la Jirama est suspendue depuis deux semaines. Pour cause, des arriérés de plus d’un milliard d’ariary dus à ces opérateurs (voir l’édition du jeudi 9 juin 2022 du journal, « Risque d’émeute et d’explosion sociale »). Le jour de la parution de cet article, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), Andry Ramaroson avoue le retard d’approvisionnement en carburant de la Jirama, « d’où les coupures partout à Madagascar ».

Pour Ambatondrazaka (et plusieurs autres villes d’ailleurs), ce problème dure déjà depuis deux semaines. Les coupures durent une dizaine d’heures par jour, d’après les abonnés de la Jirama. « Elles sont plus pesantes ces quatre derniers jours », soulignent-ils.

Chose promise, chose due. Après l’annonce du retour du délestage dans tout le pays, les coupures s’invitent dans la capitale où le problème a été éclipsé par le délestage tournant causé par le gap de la production. Ce dernier est dû à la panne au niveau de la centrale hydroélectrique d’Andekaleka depuis 2 janvier.

Sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), on affronte une nouvelle vague d’important délestage dû à l’incompétence des dirigeants de la Jirama. Et là, on ne parle pas d’une heure ou deux ou trois ou quatre heures de coupure, mais cinq heures. Et ce dans des centaines de quartiers d’Antananarivo sans que les abonnés n’ont eu le temps de s’y préparer à l’avance.

Annie N.

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