La Gazette de la grande ile

FFKM : Mialà ! (1ère partie)

Publié le 14 juin 2022

Les membres du FFKM (Conseil Œcuménique des Eglises Chrétiennes de Madagascar) aiment être traités comme des demi-dieux. Pourtant, depuis peu, ils sont malmenés par notre journal qui, contrairement à d’autres médias soumis, reprend les avis d’une majorité de l’opinion publique.

Le FFKM est la cible de critiques acerbes fondées en raison de son veto formel à la proposition de loi sur l’Interruption Thérapeutique de Grossesse (ITG). Si nos articles sont féroces à l’égard du FFKM, c’est parce que le FFKM lui-même est violent dans son rejet de l’ITG. Il est violent vis-à-vis des femmes ayant eu recours à un avortement en général. Dieu seul sait que la violence engendre la violence. Entre le FFKM et les femmes, notre journal a pris le parti de défendre celles-ci qui représentent la moitié de la population du globe. Comme la Députée à l’initiative de cette proposition de loi, notre journal prend et assume ses responsabilités.

Le FFKM est une instance religieuse, mais cela n’en fait pas une autorité morale. D’ailleurs, le FFKM est plus dans la bien-pensance que dans la bienveillance, d’où son opposition à l’encadrement juridique et médical de l’ITG. L’attitude du FFKM relève à la fois de la facilité et du déni de réalité. Le FFKM refuse que des femmes, majeures ou mineures, puissent avorter même quand leur grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste. De toute façon, l’avis du FFKM est le dernier des soucis de ces femmes et elles ont bien raison, car il s’agit de leur corps et de leur vie.

M. GASPARD

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