La Gazette de la grande ile

Fin du délestage : baliverne du DG de la Jirama

Publié le 22 juin 2022

Lors de son intervention sur la chaîne nationale TVM vendredi dernier au soir, le directeur général de la Jirama par intérim Rivo Radanielina, a affirmé que le délestage devrait être derrière nous d’ici fin 2022… si et seulement si. En effet, cette prévision des plus optimistes, s’apparentant à des balivernes, dépend d’un certain nombre de travail et d’effort de la part de la Jirama, en premier lieu. Actuellement, comme on l’a déjà évoqué, la Jirama est confrontée à divers soucis, notamment liés à des pannes au niveau de ses centrales, sans omettre les vols, corruptions, la mauvaise gestion ou encore des primes et bonus distribués aux incompétents qui gèrent la société d’Etat.

Bref, dans son intervention, le DG par intérim de la Jirama affirme que pour en finir avec le délestage, il y a d’abord le dépannage du troisième groupe de la centrale hydroélectrique d’Andekaleka. « La capacité de production actuelle d’Andekaleka est de 60 mégawatts (MW). Si le troisième groupe est opérationnel, elle atteindre les 90MW », affirme-t-il. Aussi, il parle de la mise en place d’un autre groupe pour augmenter la production de la centrale d’Andekaleka. Le même problème est observé au niveau de la centrale thermique Aksaf d’Ambohimanambola qui n’est donc pas à sa pleine capacité aussi.

En parallèle, les vols de carburant se poursuivent. Le DG par intérim de la Jirama lui-même a avoué qu’il y a quelques jours de cela, un cas de vol a été dénoncé et que les responsables restent introuvables. Et même s’il va sans dire que la Jirama est tout sauf performante, ses agents hauts placés bénéficient encore des primes et bonus d’une somme exagérée alors que la société est à l’agonie et survit avec l’aide de l’Etat, argent du peuple, des Malgaches. En plus du manque de financement, la fin du délestage n’est que baliverne du DG de la Jirama. En effet, les dépenses de la Jirama ne cesseront d’augmenter avec la hausse du prix du carburant qui fait tourner ses centrales. D’après le DG de la Jirama, le prix du carburant était aux environs de 2 000 ariary le litre en 2021 (contrat spécifique), 4 000 ariary début 2022 et pourrait atteindre les 6 000 ariary pour le deuxième semestre, d’après la projection. Comment peut-on espérer une amélioration de la situation avec tous ces paramètres ? Au contraire, la logique est que le délestage ne fera qu’empirer.

Aina P.

Lire aussi