La Gazette de la grande ile

Quand Lalatiana prédit l’explosion sociale

Publié le 25 juin 2022

Lalatiana Rakotondrazafy, avant d’être ministre, était connue pour ses critiques, ses analyses politiques et sa voix propre à elle de moulin à paroles spécialiste du monologue. Lalatiana Rakotondrazafy, avant d’être ministre, ne laissait rien passer en pointant du doigt ce qui n’allait pas. Lalatiana Rakotondrazafy, avait prédit une explosion sociale réelle avec les frais de taxi bé qui augmentent, la flambée du prix des produits première nécessité et l’Etat qui ne cherche pas de solution au problème de délestage, l’insécurité au quotidien et que tous les critères sont réunis pour une explosion sociale raison pour laquelle il faut laisser les gens s’exprimer, que c’est cela la liberté d’expression. Ce que Lalatiana avait dit à l’époque de Rajaonarimampianina c’est ce qui se passe aujourd’hui sous Rajoelina, à une époque où Lalatiana elle même est dans les hautes sphères du pouvoir. Les frais de bus qui vont nécessairement augmenter quand le carburant augmentera aussi nécessairement ; des bus avec une qualité médiocre sans aucun respect des usagers pourtant. Le prix du riz, de la viande, du sucre, des légumes qui augmentent de jour en jour au point que beaucoup de familles ne font plus qu’un repas par jour et pas un repas correct. Le délestage qui empêche les petits métiers de fonctionner, qui empêche les étudiants de réviser, qui empêche les administrations de fonctionner si bien que beaucoup croient que cela fait l’affaire des fonctionnaires. Et le covid sur sa remontée dans un pays où le vaccin a été diabolisé, dans un pays où Johana a disparu de la circulation, dans un pays où le CVO ne se vend pas autant que l’aurait souhaité le fabricant et en tout cas pas au delà de nos frontières. Alors pour tromper la colère grandissante, les dirigeants en arrivent à manipuler la masse par l’instrumentalisation de la religion. Prier, prier puis bénir le sucré du peuple, mais le fait est là : Madagascar est devenu un des pays les plus pauvres de la planète et les dirigeants se font interpeller à Madagascar par les partenaires techniques et financiers pour mauvaise gouvernance. Mais prier, prier, prier encore…ou plutôt se montrer dans la rue, à genoux dans les rues, se montrer dans les stades comme pieux, question d’avoir la sympathie et les voix des personnes qui s’accrochent désespérément à la religion, et qui malgré les chiffres croient fermement que Madagascar est un pays béni! La grogne est réelle, la tension est palpable, il suffit de ré écouter Lalatiana qui avait prédit l’explosion sociale!

La Rédaction

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