La Gazette de la grande ile

MAE : Risque de dérive tribaliste

Publié le 27 juin 2022

L’heure est aux revendications salariales. Il faut dire que le contexte s’y prête. L’élection présidentielle approche et l’inflation galopante consécutive à la hausse des prix des carburants est imminente. Le rôle des syndicats est d’améliorer la rémunération et les conditions de travail des fonctionnaires et des salariés du secteur privé. Toutefois, parmi les revendications syndicales actuelles, il y en a une qui détonne, c’est la demande des agents du Ministère des Affaires Etrangères (MAE) qui réclament l’arrêt des discriminations raciales au sein de ce ministère. Dans le contexte tendu, ce genre de revendication ne doit pas être pris à la légère. Le MAE a réagi rapidement en contestant les faits, mais les agents font preuve de détermination. Il n’y a pas de fumée sans feu. Les discriminations raciales sont inadmissibles. Non seulement elles violent la Constitution, mais elles peuvent conduire à des éclatements tribalistes impossibles à gérer dont le régime pourrait se passer. Richard Randriamandrato, Ministre des Affaires Etrangères, qui ne sait pas communiquer, a intérêt à faire preuve de moins d’arrogance, sinon il risque d’être remplacé aussi vite que son prédécesseur. Décidément, après le goût de Patrick Rajoelina pour les chants nazis et les aventures bisexuelles, les excès de pouvoir de Mishou Randimbiarisoa à l’Ambassade de Madagascar à Paris et maintenant les discriminations raciales de Richard Randriamandrato, quelque chose ne tourne pas rond au MAE.

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