La Gazette de la grande ile

Suspiscion de corruption !

Publié le 06 juillet 2022

La Haute Cour de Justice (HCJ) a publié hier sur son site, le plan de passation de marchés pour cette année 2022. Sur les 31 prestations de service, 27 sont dédiées à l’entretien de ses véhicules administratifs. Le nouveau montant estimatif par bénéficiaire s’élève en totalité à plus de 93 710 000 Ariary. Le document initial a été établi le 4 février dernier. Par cette publication, la Cour de céans espère afficher la transparence. Ce qui est pourtant critiquable à travers une analyse en détails des chiffres. Par rapport au service, les entretiens en question avec les coûts assez importants devraient se faire auprès des concessionnaires de ces véhicules même.  Une stratégie bien déterminée qui, selon les mauvaises langues, est conçue pour gonfler le budget y afférent. Ainsi, une suspicion de corruption semble être fondée dans le cadre de cette passation de marchés. Pourquoi éviter les garages administratifs ? Une telle question mérite d’être posée par rapport au fait que ce sont toujours les concessionnaires qui s’occupent de l’entretien. Ces garages précités sont pourtant capables d’assurer ce service, mais pour des raisons inconnues, la personne responsable des marchés publics de la HCC insiste avec le privé.

Cette pratique est déjà courante au niveau des différents départements ministériels, et ladite Cour, sans aucun doute, l’a encore mise en œuvre. C’est ainsi que le contrôle effectué par les organismes trouve son importance, mais puisqu’il s’agit d’une plus haute instance judiciaire, il est peu probable que le suivi d’une telle anomalie puisse avoir lieu. Outre les cas de dysfonctionnement dans le cadre de ses fonctions, cette situation ne fait que salir l’image de la HCC. Sa décision en date du 9 février dernier, ayant déclaré la loi sur l’autonomie des Universités et des établissements publics d’enseignement supérieur, non conforme demeure le fond du problème dans l’Enseignement Supérieur. La loi n°2022-002 sur l’agrégation agricole figure dans les dossiers en instance. Aussi, les juges constitutionnels tardent à donner leur avis sur celle n°2022-001 autorisant la ratification de l’accord de prêt relatif au financement partiel du projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar conclu le 29 novembre 2021 entre Madagascar et la Banque Européenne d’Investissement. Ce qui laisse penser à une autre manœuvre.

Randria M

Lire aussi