La Gazette de la grande ile

Edito : La justice est à deux vitesses

Publié le 23 juillet 2022

Quoi que puissent dire les différents responsables au sein de la justice et que des ateliers, symposiums et autres soient organisés, la justice est différente selon qu’une personne soit connue ou non. On a vu qu’Imbiky Herilaza est frappé d’interdiction de sortie, mais il paraît qu’il aurait déjà quitté le territoire avant même que l’interdiction ait été décidée, car Imbiky Herilaza ne devrait pas croupir en prison. Le Directeur Général par intérim de la Jirama, quant à lui, est frappé d’une interdiction de sortie du territoire et il est évident que la police de l’air et des frontières l’empêchera de sortir du territoire. L’un est sur place, l’autre a disparu de la circulation. Les techniques telles que l’interdiction de sortie du territoire paraît bien n’être plus qu’une décision prise et appliquée différemment selon la personne.

La justice a aussi une drôle de façon différente d’agir. Une personne peut être placée sous mandat de dépôt pendant des années et attend vainement son procès, d’autres bénéficient de la mise sous contrôle judiciaire car ils ont de l’argent, des relations, du pouvoir ! C’est ainsi que l’ancien DG de la CNaPS bénéficie d’une main-d’oeuvre pénale, d’autres de la mise sous contrôle judiciaire et d’autres simplement d’un retour tranquille chez eux. Parfois même d’un silence sur les mesures qui devraient légalement lui être appliquées et cela concerne souvent les gens très proches du régime, pour ne citer que Rinah Rakotomanga qui continue de se pavaner à gauche à droite alors qu’elle est concernée par plusieurs affaires.

La justice demeurera malade de ses juges, demeurera malade de son injustice quand à chaque fois qu’un proche du régime bénéficie de traitement autre qu’un quelconque quidam. A croire que les juges ignorent les b a BA de la justice et se complaisent dans l’injustice!

La Rédaction 

Lire aussi