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Propagation de la Variole du Singe : l’OMS tire la sonnette d’alarme

Publié le 26 juillet 2022

Les cas de variole du singe continuent d’augmenter dans le monde. D’après les spécialistes, c’est une maladie virale semblable à la variole qui se transmet le plus souvent d’une personne à l’autre par contact direct avec des liquides organiques infectieux. La variole du singe existe depuis des décennies. D’après1 l’Organisation mondiale de la santé, il a été signalé pour la première fois chez l’homme en Afrique de l’Ouest en 1970 et a été largement confiné à deux pays d’Afrique depuis lors. Les responsables de la santé publique ont pu contenir une épidémie de 2003 aux États-Unis qui a été attribuée à des rongeurs importés.

 Sortir de la flambée mondiale actuelle du virus de la variole du singe qui s’est propagé à environ 16 000 personnes dans plus de 70 pays en quelques mois seulement, est un objectif réalisable, selon des experts en maladies infectieuses. Pourtant, le manque d’urgence et de coordination des tests et des traitements dans de nombreuses régions du monde a incité l’Organisation mondiale de la santé à tirer la sonnette d’alarme. Samedi dernier, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Monsieur Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré l’épidémie, une urgence de santé publique de portée internationale malgré que la majorité des conseillers experts de l’Organisation mondiale de la santé aient suggéré qu’une telle décision n’était pas nécessaire. “Il s’agit d’une épidémie qui peut être stoppée avec les bonnes stratégies dans les bons groupes”, a déclaré Monsieur Tedros Adhanom Ghebreyesus, faisant référence au fait que l’épidémie est jusqu’à présent concentrée parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et parmi ceux qui ont plusieurs partenaires.

 Il faut rappeler que l’épidémie de Covid-19 a forcé les gouvernements du monde entier à réorganiser et renforcer leurs programmes de réponse  à la pandémie, à investir dans des médicaments et des vaccins et à établir des systèmes de surveillance virale. Maintenant, la variole du singe va mettre à l’épreuve ces capacités, d’ autant plus que  Monsieur Tedros Adhanom Ghebreyesus a averti que “Nous avons une épidémie qui s’est propagée rapidement dans le monde, via de nouveaux modes de transmission, que nous comprenons trop peu”. Il y a déjà des cas signalés chez des enfants, illustrant comment l’épidémie pourrait s’intensifier. Bien que la variole du singe soit rarement mortelle, elle peut être plus dangereuse pour les enfants et les personnes dont le système immunitaire est affaibli. On ne devrait pas échouer.

 L’Organisation mondiale de la santé recommande aux gouvernements des pays sans cas de renforcer la surveillance, de former les agents de santé à la détection et de sensibiliser à la transmission. Dans les pays où le virus a déjà été détecté, l’agence de santé recommande aux gouvernements de créer des plans de réponse dans le “but d’arrêter la transmission interhumaine” en mettant l’accent sur les groupes à haut risque.

 Recueillis par La Gazette

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