La Gazette de la grande ile

Edito: Cadeau empoisonné

Publié le 26 juillet 2022

D’année en année, nous recevons des « aides, donations, financements », bref de l’argent sous différentes appellations. Les organismes publics, ONG, associations ainsi que d’autres organisations nationales et internationales en profitent pour faire leurs « activités ». Nous voyons des actions qui portent vraiment leurs fruits dans certaines localités et remercions ces acteurs.

En lisant cet article, une organisation/une personne viendra dans vos pensées. Une personnalité publique ou une personne lambda qui aura usé du malheur d’autrui pour se faire de l’argent, et a acheté une voiture « 4×4 » ou construit une maison pour lui/elle et sa famille, etc. Nous dénonçons lesdits « projets » qui ont été décidés et ont reçu des financements, mais qui ne sont pas du tout adaptés aux besoins de la population. Des décisions qui sont prises « top-down » (d’en haut vers le bas) alors que ça devrait être l’inverse. Souvent, la population ou communautés dites « cibles » de ces projets n’en sont au courant que lors de leur réalisation.

Un système de vol organisé ? Un cadeau empoisonné ? Oui, on peut dire cela, car maintenant tout le monde veut un « financement » avant d’entreprendre une quelconque action. Comme des abonnés sinistrés, habitués à mendier !

Par exemple, le 21 juillet, nous avons reçu « un financement extérieur pour réaliser les engagements présidentiels relatifs au renouvellement du parc automobile du transport urbain. Une partie du financement de 100 millions de dollars qui sera octroyé par le gouvernement indien et la banque indienne Exim Bank sera affectée aux subventions accordées aux transporteurs souhaitant acquérir les nouveaux bus proposés par l’État. » (Source : https://bit.ly/3J3lYNA)

Nous allons donc importer d’autres véhicules alors que ceux qui sont au pays ne sont pas régularisés et que les visites techniques sont bidon. Pensez d’abord à mettre de l’ordre et débarrassez la circulation de ces tas de ferrailles pollueurs. Il nous faut des « casses automobiles » pour vidanger les véhicules afin d’en retirer les liquides nuisibles à l’environnement pour pouvoir les démonter par la suite. D’ailleurs, les pièces détachées peuvent être récupérées et revendues.

Une corruption généralisée que nos bailleurs acceptent ou condamnent, parce que malgré toutes les alertes lancées, ils nous donnent toujours de l’argent. La contrepartie : nos futures générations payeront les dettes et ils pilleront toujours nos ressources sous nos yeux.

F. Ntsoa

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