La Gazette de la grande ile

Edito: Forces au service du régime

Publié le 01 août 2022

Il n’y a pas de forces de l’ordre censées protéger la population et ses biens à Madagascar, il y a surtout des militaires, des gendarmes, des policiers qui doivent surveiller les faits et gestes de l’opposition à Antananarivo et qui passent leurs journées dans les environs d’un site à jouer à la belotte, à attendre que la consigne soit levée et ce dans la crasse qui jouxte le quartier. Tous les citoyens de ce pays peuvent crever la bouche ouverte, les forces au service du régime sont consignées autour du Magro Behoririka par peur de Ravalomanana ou des opposants ou même de la population tananarivienne. La peur vient du fait que quelque part le régime sait que l’impatience de la population est réelle, la peur vient du fait que le régime sait qu’il gouverne très mal depuis qu’il est là. Entre temps, des gens meurent, des gens sont tués, sont brûlés vifs quelque part loin de la Capitale ; des villageois ne dorment pas la nuit et désertent leur village par peur des bandits qui viennent voler leurs zébus et le peu de biens qu’ils ont ; ceux qui ont les moyens paient cher les services de sécurité de sociétés privées qui pullulent, car ces sociétés assurent mieux la protection des gens que les forces qui sont au service des dirigeants, qui sont au service du régime. D’innombrables personnes vivent dans la terreur quelque part loin de Magro Behoririka tous les jours, d’innombrables personnes s’organisent comme elles peuvent pour assurer leur sécurité, pour protéger leurs biens, car elles ont compris que nos forces de l’ordre ne sont pas là pour assurer l’ordre dans le pays, ni pour assurer la sécurité dans le pays, elles sont là à la botte du régime et contribuent au bien-être mental des dirigeants. Ces forces qui sont censées assurer la sécurité des personnes et des biens dans tout Madagascar finalement passent leur journée dans les casernes ou à attendre les moindres contestations venant des citoyens et particulièrement venant des opposants, car elles sont au service des dirigeants et c’est ainsi qu’elles conçoivent leur travail !

La Gazette

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