La Gazette de la grande ile

Edito : Gouvernement Ntsay, médecin après la mort

Publié le 02 août 2022

Difficile de dire s’il y a réellement un régime politique avec tout ce qui se passe dans la Grande Ile en ce moment. Gouvernement ? On dirait que non.

Mesdames et messieurs les « dirigeants » sont occupés à se goinfrer, voler et se remplir leurs poches et celles de leur famille, tandis que la population meurt à petit feu. Leur confort et leur sécurité passent avant tout, car ils ont les moyens. Garde du corps, agent de sécurité, caméra de surveillance, chien de garde et cortège motorisés sont au rendez-vous en plus des mama sôsy. Ils peuvent même mobiliser l’armée quand ils le veulent. Mais pour les petites gens, rien. L’écart de vie est flagrant !

Sa Seigneurie se mobilisait à chaque drame qui se passait ces derniers temps, mais les deux têtes de l’exécutif ont snobé le massacre à Ankazobe de ce weekend. Un post sur les réseaux sociaux ne sert à rien ! Son excellence Mamim-bahoaka disait en octobre 2018 « L’Etat doit garantir la sécurité pour tous et en toute circonstances. Nous mettrons en place des forces d’intervention spéciale pour lutter contre les dahalo. Elles seront équipées de 4×4, de drônes et d’hélicoptères. 5 ans que la situation se détériore, il faut agir! ». De l’eau a coulé sous les ponts depuis 2018, et il n’y a pas eu de changement radical. Des personnes ont péri, et ils n’étaient pas en sécurité. Werawera, que des promesses en l’air.

Le ministère de la Défense nationale ? Gendarme, police et militaire, sont tous garants de la sécurité publique. Dans la capitale, ils remplissent les camps alors qu’ils devraient être déployés pour assurer notre sécurité. Pourquoi mettre uniquement des postes avancés dans les régions alors que ce qu’il faut, c’est une brigade disponible à tout moment.

Agir, appliquer et faire un suivi ne sont pas dans le vocabulaire de ce régime. Par contre, amadouer et endormir la population avec des promesses, ils/elles savent tous le faire. À la fin, il n’y a que nos dettes qui s’entassent comme les ordures aux odeurs nauséabondes.

Médecins après la mort ! Tous sans exception.

La lutte contre le « kere » (famine) dans le Sud, on en parle depuis la nuit des temps. Des projets en tous genres ont été signés et financés, mais jusqu’à maintenant, on rampe vers les bailleurs. Pour ce qui est de l’autosuffisance alimentaire, de la lutte contre l’insécurité alimentaire ou de la sécurité alimentaire ; la stratégie des parties prenantes pour un résultat palpable n’est toujours pas visible.

Chaque année, des catastrophes naturelles telles que les cyclones traversent le pays, mais le BNGRC (Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes) est toujours pris au dépourvu. Abonnés sinistrés à la mendicité ?

La volonté est là, nous sommes d’accord. Pour ce qui est de l’action, tout laisse à désirer.

F. Ntsoa

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