La Gazette de la grande ile

Circoncision et « famadihana » : Les manifestations sur la voie publique à interdire

Publié le 08 août 2022

Circoncision (fora zaza) et retournement des morts (famadihana)… Cela fait quelques semaines que des cortèges sauvages investissent les rues et immobilisent complètement la circulation à leur passage. Itaosy et ses environs connaissent ces rituels presque tous les jours. Les weekends, c’est encore pire parce que les rituels augmentent en nombre.

Hier depuis la matinée, trois cérémonies de circoncision sont passées à Itaosy et Andohatapenaka. Des kilomètres d’embouteillage ont été observés à Itaosy, à Andohatapenaka et aux 67Ha. « On a passé deux heures entre Andrahonahoatra et Ampasika », affirme un chauffeur de bus qui voit le nombre de tours qu’il effectue réduit à la moitié. « C’était la même chose depuis samedi et ce, du matin à tard dans la soirée », poursuit-il. En effet, les groupes de personnes ne laissent aucun véhicule passer. Aucun policier de la route n’est sur place pour organiser la circulation.

Musique, danse et alcool à volonté…, c’est ainsi qu’on célèbre les cérémonies de circoncision et de « famadihana » à Madagascar. Le souci est qu’une grande partie de la célébration se passe sur la voie publique, engorgeant ainsi la circulation des véhicules et deux roues. Curieusement, la police de la route ne fait aucun effort face à ces gens difficilement maîtrisables.

Face à cette défaillance des forces de l’ordre, les autorités doivent adopter une loi interdisant la manifestation des circoncisions et « famadihana » sur la voie publique. La commune chasse bien les marchands de rue qui investissent les trottoirs, se basant sur le principe que la route est aux véhicules, les trottoirs aux piétons et les marchés aux commerçants. Il est ainsi naturel que les « famadihana » et circoncisions se fêtent sur un domaine privé.

Aina P.

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