La Gazette de la grande ile

Gouvernement Ntsay Christian. Du jamais vu !

Publié le 09 août 2022

Scandale après scandale, en soixante-deux ans d’indépendance, le régime Rajoelina est le pire de tous. Visionnaire, il est, mais l’équipe qu’il a mise en place depuis son accession du pouvoir est médiocre l’une après l’autre (avec ou sans remaniement).

Magouille ou pas, secret ou pas ; la question demeure : pourquoi le Petit Timonier ne vire-t-il pas les membres de la famille Ntsay ? Pour votre information, Ntsay Christian est l’indétrônable Premier ministre de Madagascar, car il occupe ce poste depuis le 24 juillet 2018. Abel Ntsay (le frère), est le directeur général de la SECREN (Société d’Etudes, de Construction et de Réparation Navales) qui fait vivre le martyre à ses employés dans la ville d’Antsiranana. En effet, ce dernier n’a pas payé leur salaire (https://bit.ly/3SyiAyL), les réduisant à la mendicité. On s’arrête là, passons aux choses sérieuses !

Duo Andry Rajoelina – Ntsay Christian : la vie dans le noir (pas en rose)

Ce régime prendra fin bientôt, même si la majorité voudrait que ça soit maintenant et tout de suite. Une vie dans le noir, car tout est insoutenable et à la limite insurmontable. Survie, c’est le seul qualificatif que nous pouvons utiliser pour définir la situation actuelle au pays. Le bilan ? Négatif sur tous les plans.

La crise sanitaire, les catastrophes naturelles, la guerre russo-ukrainienne, le changement climatique sont passés certes. Mais, la mauvaise gouvernance, la corruption, les vols généralisés sont les raisons majeures de la conjoncture actuelle. Suite à la suspension de l’économie, le déficit budgétaire multiplié avec la baisse du niveau des exportations et des investissements privés, nombreux sont les ménages qui sont tombés dans la pauvreté. Il n’y a donc pas de place pour le développement intellectuel tant que la question du peuple sera « Que vais-je manger aujourd’hui ? » Le délestage bloque également toutes les activités.

Solution tip-top : rien de concret

On se l’accorde, tous les dirigeants qui se sont succédé ont promis une vie meilleure, un développement économique et chacun pourra compléter la liste… Mais aucun n’a vraiment résolu le problème ; que des paroles de propagande. À la place, nous avons eu droit à des solutions d’urgences pas durables. Autre chose, la priorité de l’État n’est pas la même que celui du peuple malgache. Par exemple :

– La population : mettez fin à l’insécurité.

– L’État : ok, on va acheter des 4×4 et des drones.

– La population : réparez les routes nationales.

– L’État : d’accord, mais d’abord, on va dépenser l’argent dans un grand concert werawera pour vous divertir.

– La population : nous sommes un pays à vocation agricole (supposé). Aidez-nous !

– L’État : on va importer des « vary tsinjo » et tous les produits de première nécessité.

– La population : les PPN coûtent trop cher.

– L’État : Bingo, les prix plafond ont été imposés.

Bref, que des absurdités à la limite des enfantillages et rien de concret.

Sous le gouvernement Ntsay, tout augmente, mais dans le mauvais sens. Les délestages fréquents (toute la journée), le chômage, les grèves, l’insécurité (vols, viols, massacres) et surtout la pauvreté. Ceux qui auparavant occupaient la classe moyenne sont maintenant pauvres. Tous sont des clowns de service qui coûtent cher à la population. Des clowns impunis qui abusent de leur titre et du pouvoir qui leur est conféré.

Madagascar brille par sa pauvreté que les dirigeants utilisent comme atout pour mendier à l’international. Une pauvreté économique, mais aussi et surtout intellectuelle. « Madagascar donne l’impression d’être un bateau à la dérive que seuls, dirigent à leur guise quelques grands puissants, aussi voraces que féroces ! »

La démission de Christian Ntsay entraînera la chute de son gouvernement et Mamim-bahoaka aura la chance de reconstruire un nouveau gouvernement. Seule une autorité très forte pourra lutter efficacement contre cette corruption généralisée. Une dictature serait la bienvenue ! Des personnes qui tiendront tête et oseront défier les pratiques des régimes précédents. De l’ordre, nous en avons besoin.

F. Ntsoa

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