La Gazette de la grande ile

Edito: Les conditions pour le respect de l’Etat

Publié le 09 août 2022

Ces  derniers temps, les observateurs internationaux  comme l’opinion publique nationale et même au sein  du pouvoir,  tout le monde  avait  l’impression  qu’avec le vent  froid  de la  saison, un déficit notable   du respect  de l’intégrité en  général, est perceptible dans les  relations  des  dirigeants et des administrés. Cette attitude se présente sous plusieurs formes. Mais la plus flagrante est cette  tendance à  se livrer à  des  actes  violents  entre citoyens. C’est  comme  si les  gens se sont donnés le mot  de ne plus  tenir compte de la  nécessité  de respecter l’ordre public. On constate des attitudes abusives du côté des dirigeants (membres du gouvernement, parlementaires et autorités locales civiles et militaires comprises) et en face, un refus de se plier aux obligations  et  devoirs de citoyens.

Tout le monde se pose  donc la  question de  savoir quelles solutions adopter pour apporter ne serait-ce  que le minimum  d’amélioration dans le  quotidien existentiel des habitants ? Parce  que chacun fait  ce qu’il veut… Alors que pour réussir une bonne administration de tout le  territoire  en vue d’assurer le bien-être de la population  enfin  sortie de cet honteux contexte de la pauvreté, il suffit  et  surtout il  faut adapter et actualiser les  législations en  vigueur. Il y  a lieu désormais de mettre en  chantier les modalités  d’exécution des mesures envisagées pour  redresser la  situation du pays  en  général  et des rôles de l’Administration  territoriale  en particulier. Force  est  de reconnaître que les efforts  du Ministère de l’Intérieur et  de la Décentralisation  en particulier avalisés en  Conseil  de ministres  récemment  méritent d’être  soutenus.

Pour  ce  faire, la condition sine qua  none pour  bien  réussir les objectifs louables en vue du bon fonctionnement de tout le  département depuis la base jusqu’aux supérieurs hiérarchiques, doit  passer par l’entente sans  faille  du trio responsable sur le  terrain : le chef  de la  circonscription  administrative (le   Chef du District, le Commandant  de Brigade de Gendarmerie et le Procureur de la  République près le Tribunal  de 1ère Instance. Précision : le fonctionnaire de la Justice et le responsable des forces de l’ordre sur place ne sont pas pour  autant, sous les ordres du Président de l’O.M.C (Organe Mixte de Conception)  et de  l’E.M.O (Etat-Major Mixte Opérationnel). Ils interviennent tout juste en tant  que collaborateurs  suivant les  circonstances prévues par la loi. Dans les  endroits où le Parquet  n’existe pas, le Chef de  District  prend les  fonctions  d’Officier  du Ministère Public (O.M.P) habilité pour  délivrer un  billet  d’écrou valable pour 15 jours  renouvelables avant  déferrement  au parquet le plus proche. En  temps  normal, dans le  cadre  des (TPG)  Tournées  de Police Générale, la Gendarmerie effectue les missions de renseignements,  administratives  et  judiciaires. Il est  donc prioritaire qu’à  tous les  niveaux, les  grands  responsables prennent désormais  conscience de leurs  devoirs  respectifs pour  que  tout  se passe  bien  dans l’exercice  de leurs  fonctions  afin  d’éviter  toute  friction  qui  sera  exploitée par les malfaiteurs pour  servir  des causes inavouables  des mafias  de la  corruption.

Noël Razafilahy

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