La Gazette de la grande ile

Défenseurs des droits humains : Inefficacité du mécanisme de protection

Publié le 10 août 2022

Depuis quelques années, ce sont les défenseurs des droits de l’homme et de l’environnement qui subissent les représailles de la part d’autorités locales, en général, mais pilotées derrière par des intérêts privés, essentiellement étrangers. Madagascar n’est qu’une île banale avec l’exploitation sans fin de sa faune et flore. Le crime environnemental est le dernier des soucis de la justice malgache, surtout quand celui-ci ne génère pas des milliards comme le bois de rose. La protection juridique des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte est nécessaire et cruciale. L’adoption de la loi de protection s’avère une urgence. L’on assiste toujours à des condamnations, sans aucune mesure concrète, ni lutte efficace. Prenons comme exemple l’affaire de meurtre du défenseur de l’environnement, Henri Rakotoarisoa au début du mois de juin dernier. Jusqu’à présent, l’affaire reste sans suite. Le procès est toujours attendu. Un sommet des défenseurs des droits humains issus de la zone de l’océan Indien se tient durant quatre jours (du 9 au 12 août) à Anosy, dans le cadre du renforcement du mécanisme de protection des droits humains à Madagascar. Des jeunes défenseurs des droits de l’homme (JDDH) malagasy sont mobilisés. Le but est de partager les expériences des différents JDDH afin de prévenir toutes les menaces et de garantir la sécurité des membres des observatoires régionaux des droits humains. Bref, tant qu’une loi très stricte sur la protection des défenseurs des droits de l’homme n’est pas imposée, cette réunion n’est que perte de temps. La corruption au niveau de la justice malgache laisse à désirer.


Nandrianina

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