La Gazette de la grande ile

Les vols se poursuivent : L’exemple vient d’en haut

Publié le 21 septembre 2022

La situation actuelle au pays demeure et devient de plus en plus tendue et insécurisante. Bien que la vindicte populaire soit interdite dans le pays, c’est devenu la manière pour la population de rendre sa justice. Si telle est la réalité, c’est que nombreux sont les causes à l’origine de cela.

Abus de pouvoir en toute impunité

Loin des affirmations gratuites, nous sommes tous témoins des abus de pouvoir en toute impunité fait par nos dirigeants. Nombreux sont les membres du régime politique actuel soupçonnés et/ou prouvés d’être trempés dans des affaires louches. Leurs enrichissements spontanés et vie de luxe ? Impossible que ça soit uniquement grâce à leur salaire !

Et bien sûr, comme ils sont « détenteurs du pouvoir », ils en profitent pour en tirer le maximum de profit. Par exemple, les affaires de trafics de lingots d’or impliquant le Premier ministre Ntsay Christian et Fidiniavo Ravokatra. Oui mesdames et messieurs, l’or stocké dans un coffre-fort a disparu par magie (nanjavona). Ou encore, le retour de Maharante Jean de Dieu le scélérat, qui ensuite a été frappé d’IST (interdiction de sortie de territoire) et la suite, c’est quoi ? La liste est longue…

Mais à notre plus grand regret, tous les dossiers mêlant les « gros poissons en col blanc » sont classés sans suite, tandis qu’on emprisonne les voleurs de coqs.

Vandalisme sur la Rocade Iarivo

Depuis son inauguration le 24 juin 2021, il y a eu une fluidification du trafic urbain dans cette partie de la ville et les vandalismes avec. Le 06 août 2022, une de nos journalistes avait rapporté dans nos lignes que « 12 des 50 lampadaires installés en bordure de la Rocade d’Iarivo dans la partie de Soamanandrariny ont été volés, selon le président du fokontany de Soamanandrariny, Andrianjafindralahatra Léon » (http://www.lagazette-dgi.com/?p=82822) Ensuite, le 17 septembre 2022 outre les lampadaires, on parlait des vols de métaux http://www.lagazette-dgi.com/?p=82688.

Les actes de vandalisme ne datent pas d’hier et ça s’accroît de plus en plus, car l’inflation frappe fort. Pauvreté oblige, tous les moyens sont bons pour survivre laissant ainsi la place à l’insécurité.

Trop de projets, pas de suivi

Les projets pleuvent dans la grande île, et cela, dans tous les domaines, tous sont à la recherche de profit.

Un exemple flagrant du manque de suivi de nos responsables, les travaux effectués sur la RN5A reliant Ambilobe et Vohémar inaugurés par Mamimbahoaka le 9 septembre dernier. Nous pouvons parler d’escroquerie, car à peine 10 jours après l’inauguration des détériorations sont déjà visibles (http://www.lagazette-dgi.com/?p=82796).

Manque de suivi, car Telma ou la Jirama pour faire leurs installations vont creuser des trous sur nos routes et ne rien réparer après ! Au lieu de réparer ce qui a été endommagé, ils veulent et vont faire de nouvelles choses ailleurs et aggraver le problème. Ainsi, avec les grands trous, viennent les embouteillages et les pertes d’eau par exemple.

L’Etat dans tout cela ?

La vie est belle, tout va bien et il n’y a pas de crise à Madagascar. Même si les massacres se poursuivent, tous vont dire que c’était juste un règlement de compte ! Pourtant, les problèmes sont là et les faits parlent d’eux-mêmes.

L’Etat a le devoir de garantir la protection des biens et des personnes, donc la sécurité de ces citoyens. Est-ce le cas ? Non ! Même les membres de la Gendarmerie et de la Police dits nos « forces de l’ordre » sont invisibles. Avec les militaires, ils remplissent tous les casernes au lieu d’être sur terrain ou de faire les rondes pour nous protéger.

Bref, chez nous, c’est l’art du travail à l’envers ! Notre champion va nous faire rêver et nous promettre le PEM pour sortir de la misère à laquelle ils nous ont enfoncés.

La Gazette

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