La Gazette de la grande ile

L’heure n’est plus aux sensibilisations

Publié le 22 septembre 2022

Côté transport à Madagascar, nous sommes « bien servis » ! Avec le mot « taxi », il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. En effet, nous avons :

– Pendant la saison des pluies et/ou aux marchés : les taxis « sarety (charrette)» et taxis « babena (à dos)».

– Pour les déplacements en ville : les « taxis bicyclette », « taxi moto » et les « taxis voiture ». Si vous êtes en zones côtières, les « Bajaj ou kinga ou tuk-tuk » s’ajoutent à cette liste.

– Enfin pour les déplacements nationaux/régionaux : les «taxi-brousse » avec offres diversifiés (VIP, Premium, etc. selon votre budget).

Bref, on ne va pas s’étaler sur cela, car il y en a d’autres que vous pourrez sûrement citer. Là où nous voulons en venir, c’est « la sécurité routière » et la « sécurité des passagers ».

Outre le fait que la majorité des véhicules de transport à Madagascar doivent-être mises à la casse, la plupart des conducteurs sont des « chauffards ». Ils n’en font qu’à leur tête !

D’un autre côté, suite à l’incapacité du Ministre des Transports et de la Météorologie (MTM) en la personne de Rolland Ranjatoelina, ainsi que les responsables de la Direction Générale de la Sécurité Routière (DGSR) la situation vire au bordel. Si ces deux entités faisaient réellement leurs boulots, nous aurions pu éviter de nombreux accidents de la circulation. Ils gagnent des pots-de-vin, délivrent et visent les fiches de visite technique sans même voir les véhicules. Les tests d’alcoolémie et descentes ? Ils le font quand ça leur chante. Et le pire, ils lancent des avertissements ou disent des règles qu’eux-mêmes ne suivent pas !

Cas concret : « Que chaque conducteur de véhicules à deux-roues motorisés dispose d’un permis, de casque et de vêtements de protection et d’un rétroviseur ». Est-ce que ça a été appliqué ? NON. Enfin, uniquement lors de la période où les accidents de moto étaient nombreux, mais maintenant ils s’en fichent.

L’heure n’est plus aux sensibilisations, mais aux actions concrètes !

Toutes personnes utilisant les routes doivent au minimum savoir ce qu’ils peuvent ou ne pas faire. Également, chaque passager a le droit de voyager et d’être en sécurité, peu importe les moyens de locomotion qu’ils utilisent.

Par sécurité, on entend :

– Un chauffeur/conducteur qui connaît les codes de la route ;

– Des chaises (une place) en bonne et due forme et non des strapontins en bout de bois ;

– Un véhicule qui respecte les normes, mais pas un tas de ferraille qui fument ;

– Les « protections adéquates » si pour les deux-roues ;

– Des responsables qui prennent et appliquent des mesures et sanctions strictes.

Si les accidents se multiplient, c’est que les personnes concernées font du grand n’importe quoi et font du laisser-aller. Arrêtons de normaliser les faits qui tuent à petit feu notre société ! Ce n’est pas normal si une personne qui traverse un passage piéton soit victime et meurt d’un accident.

On veut du changement, ça suffit la culture du « moramora ».

F. Ntsoa

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