La Gazette de la grande ile

Forces armées : L’enquête de moralité fait défaut

Publié le 26 septembre 2022

La loi régissant la sécurité autorise une catégorie de militaires, gendarmes et policiers hors service à garder leurs armes à feu tout le temps. Les forces armées font ce qu’ils veulent avec l’autorisation de port d’armes. La recrudescence d’assassinat chez les forces armées a été constatée ces derniers temps. Un militaire, travaillant au sein de la Présidence de la république a tiré sur un civil dans la nuit du 23 septembre à Ankadindratombo. Ce n’est pas la première fois qu’on assiste à un tel acte. Un gendarme du Groupement de Sécurité et d’Intervention Spéciale (GSIS) à Ivato s’est suicidé avec son arme après avoir tiré sur sa femme ainsi que ses deux enfants, au mois de juillet dernier. Les conditions de travail sont pointées du doigt. Le travail des gendarmes est dur, il peut y avoir des contraintes morales, il y a aussi le besoin des résultats du travail accompli. L’enquête de moralité fait tout simplement défaut. Des violences meurtrières ne doivent pas se produire, si ces forces armées ont procédé à l’enquête de moralité. Or, une stricte enquête de moralité devrait se faire avant le recrutement des élèves gendarmes pour évaluer la fiabilité de la personne en cause. Mais en réalité, c’était juste une simple formalité, voire inexistante. Les éléments de la Gendarmerie Nationale de moralité douteuse sont autorisés au port d’arme en dehors du service.

Nandrianina

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