La Gazette de la grande ile

Code de la route : Aucune application de la loi

Publié le 26 septembre 2022

Le 23 septembre dernier, le ministère des Transports et les forces de l’ordre ont procédé à une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière. L’objet de l’opération est le test d’alcoolémie. 400 conducteurs ont été contrôlés, rapporte-t-on, dont 49 (conducteurs de deux-roues et de voitures) avait un taux d’alcoolémie supérieur à 0,4mg par litre dans l’air expiré. La loi est claire à ce sujet : il s’agit d’une infraction grave au Code de la route et passible de sanction. « Toute personne qui, en état d’ivresse ou sous l’emprise d’alcool, de stupéfiants ou de substances psychotropes ou hallucinogènes, conduit ou tente de conduire un véhicule à moteur, est punie d’une amende de Ar 100.000 à 400.000 ariary, et ce indépendamment de la mesure de suspension ou de retrait temporaire ou définitif du permis de conduire ou d’immobilisation du véhicule », stipule la loi n° 2017-002 portant Code de la route à Madagascar à son article . Mais le Code de la route n’est en aucun cas respecté dans le pays. L’on peut conduire un véhicule dont aucun papier n’est en règle, il suffit de donner quelques billets à l’agent de police de la route pour s’en sortir. Et l’article L7.1-1 du Code de la route n’échappe pas à cette « règle ». Les autorités se contentent de « sensibiliser ». Raison pour laquelle les conducteurs ne  daignent pas respecter la loi. Il est d’autant plus dérisoire que l’on est encore à l’étape de la sensibilisation alors que toute personne titulaire d’un permis de conduite devrait savoir le Code de route qu’elle est dans l’obligation de le respecter afin ne pas mettre la vie d’autrui en danger. C’est aussi pour cette raison précise que les autorités ont décidé à ce que les conducteurs de deux-roues possèdent un permis de conduire. Force est de constater que ces derniers font de plus en plus d’accidents routiers (pour cause d’ignorance certainement), dont la grande partie cause des accidents mortels. Imaginez un peu ce que cela impliquerait avec en plus une prise d’alcool. La campagne de sensibilisation du ministère des Transports se poursuivra jusqu’en décembre, d’après les précisions. En attendant, vive la conduite en état d’ivresse et vive les accidents de la route !

Aina P.

Lire aussi